
Jack White est comme nous : lorsqu’une pédale propose quelque chose de nouveau, il l’achète et il voit ce qu’il peut en faire. Et quand il voit qu’il peut en tirer quelque chose de vraiment musical, alors la pédale en question peut devenir une référence dans son propre catalogue, la marque Third Man Records (qui comme son nom ne l’indique pas ne vend pas que des disques, la preuve !).
Voici donc une collaboration datant de 2019, une évolution de la Plasma Pedal de Gamechanger Audio. Comme cette dernière, la Plasma Coil obtient son gros son fuzzy par un procédé unique et bien barré, puisqu’elle transforme votre son en une série de décharges électriques à haute tension (3500 volts) envoyées dans un tube au xénon, puis les vibrations électromagnétiques autour du tube sont captées par une antenne. Tout ça se passe dans la pédale, et on voit même l’effet physique du son puisque le tube est exposé et on y voit la lumière bouger en fonction de notre attaque. Déjà, un tel spectacle suffirait à justifier notre intérêt, mais le son obtenu est une fuzz tout à fait unique, riche et écrasée à la fois. Le réglage de Voltage peut évidemment changer radicalement le rendu, tout comme les deux contrôles d’EQ graves et aigus.
Contrairement à la Plasma Pedal, la Plasma Coil n’a pas de réglage de Blend (dont personne ne se servait soyons honnêtes), mais elle gagne un réglage Effect qui permet d’ajouter un effet spécial contrôlé par un footswitch normal ou momentané. Il y a un boost de volume, deux effets d’octave grave monophonique et glitchy proche d’un bitcrusher, une octave supérieure et deux modes qui combinent octaves supérieures et inférieures. De quoi décupler les possibilités d’une pédale décidément pas comme les autres.








