
Il y a des guitaristes qui passent leur vie à chercher un son propre. Et puis il y a Dan Auerbach. Chez lui, une guitare doit pouvoir grogner, cracher, hurler et, de temps en temps, donner l'impression qu'un vieil ampli vient de rendre son dernier souffle dans un garage de l'Ohio. Depuis les premiers disques des Black Keys, ce mélange de blues primitif, de saturation poisseuse et de riffs hypnotiques est devenu une véritable signature. Il suffit de repenser à l'urgence de Thickfreakness, à la tension de Sinister Kid ou aux riffs de I Got Mine pour comprendre que le son d'Auerbach n'a jamais cherché à être parfaitement discipliné. Et lorsqu'un tel guitariste s'associe à Warm Audio pour revisiter une fuzz des années 70, on se doute que le résultat ne sera pas particulièrement sage.
Créée en collaboration avec Dan Auerbach pour accompagner l'album Peaches! des Black Keys, la Peach Fuzz s'inspire de la mythique famille des fuzz Foxx Tone Machine, avec son énorme saturation et son octave supérieure caractéristique. Sous son habillage en velours couleur pêche se cachent des transistors Fairchild 2N3565 NOS, des diodes germanium 1N34A, des résistances carbone et des condensateurs à film soigneusement sélectionnés.
Les réglages Volume, Sustain et Mellow/Brite permettent de passer d'un grain légèrement sale à une fuzz épaisse, agressive et débordante d'harmoniques. Mais la véritable trouvaille réside dans la commande d'octave supérieure, utilisable en mode permanent ou momentané. Vous pouvez ainsi faire surgir cette octave stridente au milieu d'un solo, la laisser hurler quelques instants, puis revenir immédiatement à votre fuzz principale. Un outil formidable pour les envolées psychédéliques, les riffs acides et les solos qui semblent davantage guidés par les tripes que par la raison. Et si la guitare est son terrain de jeu naturel, la Peach Fuzz peut également maltraiter avec bonheur une basse, un synthétiseur ou une boîte à rythmes.
Une fuzz vintage, une octave sauvage et l'empreinte d'un musicien qui connaît parfaitement la beauté des sons imparfaits. Dan à des meubles entiers chargés uniquement de fuzz. Parce qu'au fond, un vrai Sinister Kid ne cherche pas à contrôler ses émotions. Il branche sa guitare et laisse la fuzz s'en charger.








