Le son de Noel Gallagher, 30 ans de règne sans partage sur la Britpop !
Un ampli pourri et 3 pauvres pédales, la recette secrète d'Oasis enfin révélée !
Premier tournage dans le nouveau studio parisien de Palf ! Pour l'occasion Alex et Julien ont eu envie de retourner fouiller dans un son qui les a marqué gamins : celui de Noel Gallagher. Julien raconte que Wonderwall (en capo 2 s’il vous plaît) fait partie des tout premiers morceaux que son prof de guitare lui a appris. Alex, lui, écoutait Fun Radio en 1995, et à l'époque c'était pas encore du rap ... Deux générations, un même virus. On va donc évidemment parler de Oasis, de Cigarettes & Alcohol et de Champagne Supernova, mais surtout de ce grain de guitare entre son clair et crunchy, hérité tout droit des Beatles. Un son qui a redonné ses lettres de noblesse à la pop bien écrite au milieu des années 90. Vous avez une petite soif ?
NOEL GALLAGHER, UN CHEF QUI VOULAIT CHEFFER
Noel Thomas David Gallagher naît le 29 mai 1967 à Burnage, un quartier populaire du sud de Manchester, de parents irlandais catholiques. L'enfance n'a rien d'un long fleuve tranquille. Le père, Thomas, est violent. Les parents finissent par divorcer, et Noel grandit en partageant sa chambre avec son petit frère Liam pendant que l'aîné, Paul, a la sienne. Liam le décrira plus tard comme "le taré de la famille", un gamin rêveur et solitaire qui préfère s'isoler. Dans cette maison bancale naît sans doute l'obsession de s'en sortir par la musique, une obsession qui va prendre une forme très concrète quelques années plus tard.
Avant Oasis, Noel bosse comme roadie pour les Inspiral Carpets, un groupe de Manchester qu'il suit en tournée. C'est là qu'il croise Dave Batchelor, qui produira une partie du premier album quelques années plus tard. Pendant ce temps, Liam chante dans un petit groupe local baptisé The Rain, avec Paul "Bonehead" Arthurs à la guitare, Paul McGuigan à la basse et Tony McCarroll à la batterie. Lorsque Noel va les voir jouer au Boardwalk de Manchester, le verdict tombe : pas franchement impressionné ... Liam lui propose alors de devenir le manager du groupe. Noel refuse, préférant un rôle de musicien au sein de la formation. Il pose une condition pour rejoindre l'aventure : c'est lui et lui seul qui écrira les chansons. Il aurait même lâché un truc du genre "laissez-moi écrire vos morceaux et je vous emmène au sommet, sinon vous allez pourrir ici, à Manchester". Le ton est donné, ainsi que le surnom qui va coller à Noel pendant toute l'histoire du groupe : "The Chief".
En mai 1993, la bande apprend qu'un dénicheur de talents de Creation Records doit passer au King Tut's de Glasgow. Oasis va carrément s’incruster ce soir-là pour jouer devant lui. Le pari fonctionne. Alan McGee, le patron du label qui a notamment sorti Primal Scream et My Bloody Valentine, signe le groupe dans la foulée. Les singles Supersonic et Shakermaker sortent en 1994, suivis par le premier album, Definitely Maybe. Le succès est immédiat, presque brutal, au point que Noel, submergé par la pression et par les moqueries de la presse anglaise (jamais tendre), quitte le groupe quelques jours avant de revenir. Et c’est loin d'être la dernière fois qu'il claquera la porte.
Deux ans à peine séparent les concerts confidentiels dans les clubs de Manchester des stades bondés à l'échelle mondiale. La vitesse a quelque chose de presque déraisonnable. Noel lui-même a souvent raconté avoir eu l'intuition, dès les premières répétitions, que quelque chose de plus grand les attendait, à condition de garder la main sur l'écriture bien sûr ... Cette manie du contrôle créatif se retrouve aussi dans sa façon de composer : il écrit vite, souvent seul à la guitare acoustique, avant d'apporter les squelettes de chansons au groupe pour les habiller en studio.
Oasis, au fond, c'est avant tout une histoire de frères qui se tapent dessus. Noel et Liam se chamaillent depuis l'enfance, et cette rivalité, ce mode de fonctionnement conflictuel, va nourrir le groupe pendant quinze ans avant de finir par l'achever. On retrouve cette dynamique fraternelle dans pas mal de grands groupes de rock, les Kinks avec Ray et Dave Davies, les Beach Boys avec les frères Wilson. Chez Oasis, la tension est particulièrement frontale : engueulades en coulisses, instruments volants, et une bagarre en 2009 juste avant de monter sur scène à Rock en Seine qui met un point final au groupe en plus d’annuler la date au moment de monter sur scène.
Musicalement, Noel revendique une dette énorme envers les Beatles, au point de reproduire quasiment à l'identique le look du groupe de 1966 dans le clip de “Paper Back Writer” pour celui de “Don't Look Back in Anger”. L'influence dépasse largement le clin d'œil esthétique : c'est toute l'architecture sonore, que Noel reprend et digère à sa façon. Il grandit aussi avec le son de la Britpop naissante, aux côtés de groupes comme Blur, Supergrass ou The Verve, tous portés par cette même envie de retour à la chanson bien construite, loin du grunge américain qui dominait encore quelques années plus tôt.
Tant qu'on parle de Blur, impossible de faire l'impasse sur l'épisode le plus théâtral de toute l'histoire de la Britpop. En août 1995, Blur avance la sortie de son single Country House au 14 août pour qu'il tombe exactement le même jour que Roll With It d'Oasis. La presse s'empare de l'affaire, la BBC en parle au journal télévisé, et le pays entier se retrouve à choisir son camp entre le Nord ouvrier et le Sud plus bourgeois. Une lecture un peu caricaturale, mais qui a suffi à enflammer les tabloïds pendant quinze jours. Résultat des courses le 20 août : Country House l'emporte avec 274 000 exemplaires vendus contre 216 000 pour Roll With It. Blur gagne la bataille. Oasis, porté par les ventes de Morning Glory qui explosent dans la foulée, gagnera largement la guerre.
En termes de reconnaissance, Noel Gallagher reste l'un des auteurs-compositeurs les plus récompensés de l'histoire de la musique britannique : sept Brit Awards et deux Ivor Novello Awards pour l'écriture, tous obtenus du temps d'Oasis. George Martin, le producteur historique des Beatles, l'a un jour qualifié de "meilleur auteur-compositeur de sa génération". Rien que ça.
Après la séparation du groupe en 2009, Noel monte Noel Gallagher's High Flying Birds en 2011. Les albums qui suivent sont solides, portés par une écriture plus posée, parfois plus expérimentale, avec Council Skies sorti en 2023. Côté vie perso, il épouse Meg Mathews en 1997 (divorce en 2001), puis Sara MacDonald en 2011 (divorce en 2023). Trois enfants, dont Anaïs, qui commence elle aussi à se faire un nom dans la musique.
Et puis il y a eu l'annonce que plus grand monde n'attendait vraiment. Le 27 août 2024, Oasis confirme sa reformation. Direction les stades du monde entier pour l'été 2025, des lieux que le groupe n'avait quasiment jamais foulés à l'époque. Dans les années 90, en dehors des grands festivals, ils jouaient plutôt dans des salles comme Bercy que dans des stades de la taille du Stade de France. L'absence a fini par rapprocher plus qu'elle n'a éloigné, même si on doute que les deux frères se soient transformés en meilleurs amis du jour au lendemain. Quinze ans de silence radio, ça laisse des traces. Le public, lui, n'a jamais lâché l'affaire : les places se sont arrachées en quelques minutes partout dans le monde.
LES QUATRE ALBUMS QUI ONT MIS L'OASIS À LA MODE DANS TOUS LES PUBS ANGLAIS
Le disque fondateur. Après des sessions jugées trop timides à Monnow Valley, le groupe recommence tout au Sawmills Studio en Cornouailles, sous la houlette de Noel Gallagher et Mark Coyle, avant que le mixage soit confié en urgence à Owen Morris. Ce dernier n'était alors qu'un jeune ingénieur passé par le studio de Johnny Marr à Manchester, appelé au chevet d'un projet que le label jugeait sinistré. Il retire des couches entières d'overdubs de guitare accumulées par Noel pour rendre son énergie à l’enregistrement. L’album entre directement numéro un au Royaume-Uni, 100 000 exemplaires s’écoulent en quatre jours. S’y trouvent Supersonic, Live Forever et Cigarettes & Alcohol pompant sans vergogne T. Rex période Marc Bolan.
L'album a été enregistré entre février et juin 1995 au Rockfield Studio, dans la campagne galloise, toujours avec Owen Morris derrière la console aux côtés de Noel. C'est l'album qui a défini l'année 1995 tout entière : Wonderwall, Don't Look Back in Anger, Champagne Supernova, et Some Might Say, premier numéro un du groupe en avril 1995, sorti quelques jours à peine avant que le batteur Tony McCarroll ne soit remercié. Entré numéro un et resté neuf semaines non consécutives en tête des charts britanniques, il finira cinquième meilleure vente de tous les temps au Royaume-Uni.
Ce 3e opus est né dans un tourbillon de cocaïne et de mégalomanie assumée, entre Abbey Road, Air Studios et le très rural Ridge Farm dans le Surrey. Owen Morris est encore à la production aux côtés de Noel. Certains morceaux comptaient une trentaine de pistes de guitare superposées, chaque titre étiré bien au-delà de ce qu'il aurait fallu, et ça s'entend. Résultat : Tout de même 696 000 exemplaires vendus en une seule semaine au Royaume-Uni, record qui a tenu jusqu'à l'album 25 d'Adèle en 2015. Les titres “D'You Know What I Mean ?” et “All Around the World” cartonnent, mais le mouvement Britpop, lui, commence déjà à s'essouffler, rattrapé par une nouvelle vague venue des États-Unis.
Le septième et dernier album studio du groupe avant la rupture de 2009, est enregistré entre août et décembre 2007 à Abbey Road avec Dave Sardy à la production, déjà aux manettes de Don't Believe the Truth en 2005, puis mixé à Los Angeles. Le son est plus psychédélique, plus lourd aussi, porté par “The Shock of the Lightning” et “I'm Outta Time”, ce dernier écrit et chanté par Liam qui s'impose de plus en plus au sein du collectif, ce qui a le don d'agacer Noel. Pour ceux qui ont décroché après Be Here Now, franchement, ça vaut le détour, et ça permet aussi d'expliquer un peu la funeste désintegration qui attend le groupe dès l'année suivante. Pourtant il est vraiment bien cet album !
Definitely Maybe (1994)
Le disque fondateur. Après des sessions jugées trop timides à Monnow Valley, le groupe recommence tout au Sawmills Studio en Cornouailles, sous la houlette de Noel Gallagher et Mark Coyle, avant que le mixage soit confié en urgence à Owen Morris. Ce dernier n'était alors qu'un jeune ingénieur passé par le studio de Johnny Marr à Manchester, appelé au chevet d'un projet que le label jugeait sinistré. Il retire des couches entières d'overdubs de guitare accumulées par Noel pour rendre son énergie à l’enregistrement. L’album entre directement numéro un au Royaume-Uni, 100 000 exemplaires s’écoulent en quatre jours. S’y trouvent Supersonic, Live Forever et Cigarettes & Alcohol pompant sans vergogne T. Rex période Marc Bolan.
(What's the Story) Morning Glory? (1995)
L'album a été enregistré entre février et juin 1995 au Rockfield Studio, dans la campagne galloise, toujours avec Owen Morris derrière la console aux côtés de Noel. C'est l'album qui a défini l'année 1995 tout entière : Wonderwall, Don't Look Back in Anger, Champagne Supernova, et Some Might Say, premier numéro un du groupe en avril 1995, sorti quelques jours à peine avant que le batteur Tony McCarroll ne soit remercié. Entré numéro un et resté neuf semaines non consécutives en tête des charts britanniques, il finira cinquième meilleure vente de tous les temps au Royaume-Uni.
Be Here Now (1997)
Ce 3e opus est né dans un tourbillon de cocaïne et de mégalomanie assumée, entre Abbey Road, Air Studios et le très rural Ridge Farm dans le Surrey. Owen Morris est encore à la production aux côtés de Noel. Certains morceaux comptaient une trentaine de pistes de guitare superposées, chaque titre étiré bien au-delà de ce qu'il aurait fallu, et ça s'entend. Résultat : Tout de même 696 000 exemplaires vendus en une seule semaine au Royaume-Uni, record qui a tenu jusqu'à l'album 25 d'Adèle en 2015. Les titres “D'You Know What I Mean ?” et “All Around the World” cartonnent, mais le mouvement Britpop, lui, commence déjà à s'essouffler, rattrapé par une nouvelle vague venue des États-Unis.
Dig Out Your Soul (2008)
Le septième et dernier album studio du groupe avant la rupture de 2009, est enregistré entre août et décembre 2007 à Abbey Road avec Dave Sardy à la production, déjà aux manettes de Don't Believe the Truth en 2005, puis mixé à Los Angeles. Le son est plus psychédélique, plus lourd aussi, porté par “The Shock of the Lightning” et “I'm Outta Time”, ce dernier écrit et chanté par Liam qui s'impose de plus en plus au sein du collectif, ce qui a le don d'agacer Noel. Pour ceux qui ont décroché après Be Here Now, franchement, ça vaut le détour, et ça permet aussi d'expliquer un peu la funeste désintegration qui attend le groupe dès l'année suivante. Pourtant il est vraiment bien cet album !
LE MATÉRIEL DE NOEL GALLAGHER, OU COMMENT SONNER ÉNORME SANS SE RUINER
Chez Noel Gallagher, le contraste est là, entre l'ampleur du son qu'il produit et la modestie franche du matériel des débuts (ça n’est plus vraiment le cas …). Sur les premiers albums, on est loin du vintage addict. Une Epiphone Les Paul correcte sur un ampli Marshall de série, le fameux "Valvestate" que tout apprenti guitariste dans les années 90 a possédé, sauf Julien qui a dû se contenter d'un PV Envoy 110, bien moins cher pour une puissance similaire. Rien de très glamour là-dedans, mais ça faisait le travail, avec ce réglage de contour qui creusait les médiums d'une façon très caractéristique de l'époque.
En parallèle, Noel utilise aussi un ampli Watkins, marque anglaise plutôt secrète et confidentielle, pour un son plus agressif et criard. Et il y a le Roland Space Echo, resté dans son rig pendant très longtemps : il sert évidemment pour l'écho, mais surtout pour son préampli intégré, activé en permanence comme un boost always-on. Un préampli à lampe toujours branché qui colore le son en continu plutôt que d'être sollicité ponctuellement comme un simple effet, ça deviendra une vraie signature de son jeu, sans doute plus que n'importe quelle pédale isolée.
Le vrai tournant matériel, ce sont les grattes prêtées par Johnny Marr. Les Smiths ont énormément influencé Oasis sur le plan de la texture de guitare. Johnny Marr, dans un geste de générosité qu'il faut bien saluer, prête puis donne à Noel une Gibson Les Paul Custom et une Les Paul Standard, qui serviront sur les tout premiers albums. Il lui prêtera aussi une Fender Stratocaster, qu'il récupérera ensuite. Les bonnes guitares des débuts d'Oasis, ce sont d'abord les guitares de tonton Johnny.
Au fil du temps, et des royalties qui tombent, Noel se construit une écurie plus personnelle. L'Epiphone Sheraton devient son modèle emblématique, notamment celle ornée de l'Union Jack, immédiatement reconnaissable. Contrairement à la Casino des Beatles, entièrement creuse, la Sheraton conserve une poutre centrale façon 335. Cela change légèrement le comportement en termes de sustain et de feedback. On le verra aussi avec une Gibson ES-335 rouge équipée d'un vibrato Bigsby, guitare qui aurait été fracassée juste avant la séparation du groupe en 2009, au cœur même de la dispute qui a mis fin à Oasis. Victime sacrificielle d’une fin de règne un peu théâtrale, à l'image du reste.
Côté amplification, sa panoplie s'élargit avec un Vox AC30, un Marshall JCM900 poussé en mode disto, très représentatif du son gratté de l'époque. On voit aussi passer un Orange OR120 au headroom généreux qu'il ne faut pas trop pousser en saturation, et même un petit Fender Blues Junior. Donnez-moi ce qui marche et n'en faites pas trop, en somme. Une approche assez éloignée d’un snobisme vintage qu'on pourrait attendre d'un guitariste de ce calibre, et c'est peut-être ça, au fond, qui reste le plus intéressant dans son histoire. Avec un ampli sans master volume poussé façon amplis de série et des pédales de base, obtenir une saturation qui reste toujours un peu sale mais jamais brouillonne est un défi qui demande une vraie discipline de jeu, bien plus qu'un budget conséquent.
Et cette philosophie ne change quasiment pas quand l'argent finit par affluer. Pour la tournée de reformation en 2025, quand Noel partage des photos de son pedalboard sur les réseaux, l'info fait le tour d'internet en quelques heures : il joue toujours avec du matériel qu'on trouve assez facilement, des Boss (reverb RV3 et delay) en pagaille, des pédales grand public comme un Strymon Timeline, une Blue Sky et une Capistan. Même si certaines ne sont pas données, on est principalement sur de la pédale de base.
S'y trouve aussi une mini wah. De quoi apporter un peu de mouvement quand il le faut, sur le modèle réduit format "junior" qu'il apprécie particulièrement.
Un boost Kingsley Page, petite rareté dans le lot que Julien avait déjà repérée et étudiée avant le tournage. Un autre boost type BSM. C'est le boost dédié aux solos.
Un clone d'une Pete Cornish SS2. Le SS2 original vaut une petite fortune et personne n'en possède vraiment. Il s'agit en fait d'un overdrive assez basique avec un clipping simple. Rien de bien méchant à reproduire pour obtenir un clone plus accessible.
Un écosystème modulaire Empress Effects pour couvrir tout ce qui touche à la modulation et à la spatialisation sans multiplier les boîtiers.
Des loopers samplers, façon Z.Vex Loop Junky, utilisés par trois, chacun réglé pour un morceau précis avec ses propres samples. Une méthode un peu artisanale mais diablement efficace en configuration live.
Pour cette tournée, la guitare vedette est une Les Paul noire du Custom Shop Gibson, finition Murphy Lab, équipée de deux micros P90 à cache chromé sur corps noir, la classe ! Côté amplis, deux têtes iWatt Custom 50 et deux Bluesbreaker, un vrai headroom clean, loin de la saturation permanente. Et il continue d'afficher fièrement sur scène un Orange à côté d'un Marshall, preuve qu'aucune marque n'a encore réussi à lui forcer la main pour un contrat d'endorsement exclusif.
LE PEDALBOARD DE PALF
Voilà comment Alex et Julien ont tenté de recomposer, à leur sauce, l'esprit du rig d'Oasis, sans copier bêtement ce qu'on voit sur les photos, mais plutôt en cherchant l'équivalent de fonction pour chaque brique du son. Ici la guitare est une Les Paul Deluxe Gold Top prêtée par le magasin du coin (Paris est magique), et ça joue sur un ampli Kelt Axel Bauer.
D1 MAKO MKII
La D1 MkII est un multi-effets de delay qui intègre pas moins de six algorithmes différents. Ces algorithmes vous permettront de retrouver tous vos sons de delay préférés et d’en concocter de nouveaux. Un algorithme dénommé Dual permet d’utiliser un delay différent pour chaque canal (L et R). On a accès aux réglages Time, Repeats et Mix en façade. Deux encodeurs rotatifs permettent d’ajuster des réglages fins comme la vitesse et la profondeur de l’effet de modulation appliqué aux répétitions. On pourra même choisir la forme du LFO ! Si vous avez besoin d’un delay ultra complet, stéréo et haute fidélité, le D1 MkII est fait pour vous. Il vous permettra de sculpter votre son de delay avec beaucoup de précision et de simplicité
BLUES BELIEVER
La FX Teacher Blues Believer est inspirée de deux versions du circuit Blues Breaker : la Morning Glory et la Carbon. On retrouve la versatilité, capable de donner dans le clean boost, dans le crunch léger ou dans la franche saturation, grâceau switch Disto qui ajoute un troisième étage de clipping aux deux étages d’origine. Pour les boulimiques de gain, un trimpot interne permet de pousser le gain encore plus loin. L’autre switch, intitulé Voice, permet de calmer le trop-plein d’aigus qui peut devenir envahissant lorsque l’on pousse le gain. Si vous cherchez un boost hurlant ou un crunch bien en avant qui ressortira dans n’importe quel mix, c’est un avantage certain, mais si vous voulez du gras et de la rondeur le Voice sera votre meilleur ami.
SAVAGE MKII
En partant d’une inspiration originale de la fameuse Klon Centaur, Anasounds a développé la Savage mk2, une overdrive qui reste compacte mais n’en oublie pas pour autant d’avoir un son absolument massif. Par rapport à la mk1, on gagne des diodes de hard clipping ainsi que des trimpots internes pour arriver précisément au rendu recherché. La Savage est à la fois un excellent modèle à allier à d’autres sources de gain, y compris avec un ampli bien poussé, mais aussi une overdrive principale qui se prêtera avec grâce à quasiment tous les styles possibles. Et même sur un ampli en son clair, il est possible de l’utiliser avec le gain à zéro comme la sauce secrète qui rendra votre son plus vivant, plus brillant et plus excitant grâce à une légère compression très musicale.
GERMANIUM BOOST
La Germanium Boost revient en édition limitée, fidèle à l’esprit des Treble Boosters au germanium tout en étant repensée pour les pedalboards actuels. On retrouve ce qui fait leur charme : un grain chaleureux, une dynamique expressive, cette pointe de rugosité qui réagit au jeu… mais avec une conception plus stable, plus silencieuse et plus contrôlable que les modèles d’époque. Pour faciliter son intégration dans une chaîne moderne, la Germanium Boost intègre un simulateur d’impédance de micro. Il permet de la placer où tu veux — même après un buffer — sans perdre le comportement typique des circuits vintage. Un trimpot interne ajuste cette impédance d’entrée, influençant la sensation sous les doigts, la brillance, le niveau de grain et l’interaction avec les micros.
BLUES BELIEVER
Inspirée du préampli de la mythique SIB Echodrive, pédale culte qui coûte un demi salaire en occasion, la Tampco Preamp Supernova reprend cette fameuse chaleur à lampe grâce à une alimentation interne haute tension (170V, rien que ça). À l’origine, ce type de circuit a contribué au son massif et lumineux de Noël Gallagher d’Oasis, créateur des titres comme Champagne Supernova ou Supersonic. Et si vous avez déjà essayé de reproduire ce grain à la maison, vous savez que ce n’est pas juste “un peu de crunch”. Avec un seul bouton de volume (parce que parfois, trop de choix tue le choix), deux modes boost/drive et un switch bright/dark, cette pédale va droit au but. Elle transforme votre son en lui ajoutant cette compression naturelle et cette richesse harmonique typique des lampes.
SUNKEEPER
Le préampli Sunkeeper de Tubesteader est équipé de 2 lampes 12AX7 qui fonctionnent sous 250 Volts grâce à un transfo interne. Pour un maximum de polyvalence et surtout pour retrouver les sons clairs, crunch et lead des amplis Orange, le Sunkeeper dispose de 2 canaux. Le premier dispose d’un réglage de volume et d’une EQ à 2 bandes (Bass et Treble). Le second canal profite de potards de Volume et Gain en plus d’une égalisation à 3 bandes (Bass, Middle et Treble). Ces réglages permettent de retrouver les sons clairs cristallins parfaits pour des belles balades Rock, mais aussi le son Crunch très punchy utilisé par de nombreux guitaristes dans les années 70 mais surtout le gros son saturé bien fuzzy qui est désormais synonyme de Doom/Stoner.
ROY
La ROY est une pédale de préampli à lampes inspirée du célèbre ampli Vox AC30 Top Boost, une véritable icône du rock britannique. Adoptée par des légendes telles que Brian May et Rory Gallagher (d’ailleurs, si on enlève un R à RORY ça fait ROY), cette conception à lampe capture fidèlement les sonorités claires et douces, ainsi que la rupture caractéristique des médiums supérieurs, sans jamais sonner dur ou raide. Dotée de deux canaux identiques, chacun avec ses propres commandes de gain et de volume, la ROY permet une transition fluide entre un son clair et un overdrive dynamique, le tout accessible via un simple changement de canal. Cela revient à posséder deux préamplis distincts optimisés pour des sonorités limpides et des saturations riches. L'égalisation classique à deux bandes offre une bonne flexibilité.
COMPRESSOR
Le Compressor plus de Keeley est un compresseur complet qui lisse votre signal afin d’améliorer vos attaques et votre sustain. Il se montre très fidèle au son de votre combo ampli/guitare tout en changeant radicalement la jouabilité. Réglé timidement, ce compresseur délivre juste ce qu'il faut pour donner du corps quand il le faut et du mordant. Au-delà des 3⁄4, vos attaques et sustain sont augmentés de manière très significative : efficace pour les leads ! Il permet aussi de passer d'un jeu aux doigts au médiator sans que le volume ne varie. Pour ce qui est des fonctionnalités, vous pouvez adapter la compression en fonction de vos micros (simples ou doubles), et la fonction de blend permet une compression parallèle qui vous évitera tout problème de pompage.
La D1 MkII est un multi-effets de delay qui intègre pas moins de six algorithmes différents. Ces algorithmes vous permettront de retrouver tous vos sons de delay préférés et d’en concocter de nouveaux. Un algorithme dénommé Dual permet d’utiliser un delay différent pour chaque canal (L et R). On a accès aux réglages Time, Repeats et Mix en façade. Deux encodeurs rotatifs permettent d’ajuster des réglages fins comme la vitesse et la profondeur de l’effet de modulation appliqué aux répétitions. On pourra même choisir la forme du LFO ! Si vous avez besoin d’un delay ultra complet, stéréo et haute fidélité, le D1 MkII est fait pour vous. Il vous permettra de sculpter votre son de delay avec beaucoup de précision et de simplicité
La FX Teacher Blues Believer est inspirée de deux versions du circuit Blues Breaker : la Morning Glory et la Carbon. On retrouve la versatilité, capable de donner dans le clean boost, dans le crunch léger ou dans la franche saturation, grâceau switch Disto qui ajoute un troisième étage de clipping aux deux étages d’origine. Pour les boulimiques de gain, un trimpot interne permet de pousser le gain encore plus loin. L’autre switch, intitulé Voice, permet de calmer le trop-plein d’aigus qui peut devenir envahissant lorsque l’on pousse le gain. Si vous cherchez un boost hurlant ou un crunch bien en avant qui ressortira dans n’importe quel mix, c’est un avantage certain, mais si vous voulez du gras et de la rondeur le Voice sera votre meilleur ami.
En partant d’une inspiration originale de la fameuse Klon Centaur, Anasounds a développé la Savage mk2, une overdrive qui reste compacte mais n’en oublie pas pour autant d’avoir un son absolument massif. Par rapport à la mk1, on gagne des diodes de hard clipping ainsi que des trimpots internes pour arriver précisément au rendu recherché. La Savage est à la fois un excellent modèle à allier à d’autres sources de gain, y compris avec un ampli bien poussé, mais aussi une overdrive principale qui se prêtera avec grâce à quasiment tous les styles possibles. Et même sur un ampli en son clair, il est possible de l’utiliser avec le gain à zéro comme la sauce secrète qui rendra votre son plus vivant, plus brillant et plus excitant grâce à une légère compression très musicale.
La Germanium Boost revient en édition limitée, fidèle à l’esprit des Treble Boosters au germanium tout en étant repensée pour les pedalboards actuels. On retrouve ce qui fait leur charme : un grain chaleureux, une dynamique expressive, cette pointe de rugosité qui réagit au jeu… mais avec une conception plus stable, plus silencieuse et plus contrôlable que les modèles d’époque. Pour faciliter son intégration dans une chaîne moderne, la Germanium Boost intègre un simulateur d’impédance de micro. Il permet de la placer où tu veux — même après un buffer — sans perdre le comportement typique des circuits vintage. Un trimpot interne ajuste cette impédance d’entrée, influençant la sensation sous les doigts, la brillance, le niveau de grain et l’interaction avec les micros.
Le Compressor plus de Keeley est un compresseur complet qui lisse votre signal afin d’améliorer vos attaques et votre sustain. Il se montre très fidèle au son de votre combo ampli/guitare tout en changeant radicalement la jouabilité. Réglé timidement, ce compresseur délivre juste ce qu'il faut pour donner du corps quand il le faut et du mordant. Au-delà des 3⁄4, vos attaques et sustain sont augmentés de manière très significative : efficace pour les leads ! Il permet aussi de passer d'un jeu aux doigts au médiator sans que le volume ne varie. Pour ce qui est des fonctionnalités, vous pouvez adapter la compression en fonction de vos micros (simples ou doubles), et la fonction de blend permet une compression parallèle qui vous évitera tout problème de pompage.
La ROY est une pédale de préampli à lampes inspirée du célèbre ampli Vox AC30 Top Boost, une véritable icône du rock britannique. Adoptée par des légendes telles que Brian May et Rory Gallagher (d’ailleurs, si on enlève un R à RORY ça fait ROY), cette conception à lampe capture fidèlement les sonorités claires et douces, ainsi que la rupture caractéristique des médiums supérieurs, sans jamais sonner dur ou raide. Dotée de deux canaux identiques, chacun avec ses propres commandes de gain et de volume, la ROY permet une transition fluide entre un son clair et un overdrive dynamique, le tout accessible via un simple changement de canal. Cela revient à posséder deux préamplis distincts optimisés pour des sonorités limpides et des saturations riches. L'égalisation classique à deux bandes offre une bonne flexibilité.
Le préampli Sunkeeper de Tubesteader est équipé de 2 lampes 12AX7 qui fonctionnent sous 250 Volts grâce à un transfo interne. Pour un maximum de polyvalence et surtout pour retrouver les sons clairs, crunch et lead des amplis Orange, le Sunkeeper dispose de 2 canaux. Le premier dispose d’un réglage de volume et d’une EQ à 2 bandes (Bass et Treble). Le second canal profite de potards de Volume et Gain en plus d’une égalisation à 3 bandes (Bass, Middle et Treble). Ces réglages permettent de retrouver les sons clairs cristallins parfaits pour des belles balades Rock, mais aussi le son Crunch très punchy utilisé par de nombreux guitaristes dans les années 70 mais surtout le gros son saturé bien fuzzy qui est désormais synonyme de Doom/Stoner.
Inspirée du préampli de la mythique SIB Echodrive, pédale culte qui coûte un demi salaire en occasion, la Tampco Preamp Supernova reprend cette fameuse chaleur à lampe grâce à une alimentation interne haute tension (170V, rien que ça). À l’origine, ce type de circuit a contribué au son massif et lumineux de Noël Gallagher d’Oasis, créateur des titres comme Champagne Supernova ou Supersonic. Et si vous avez déjà essayé de reproduire ce grain à la maison, vous savez que ce n’est pas juste “un peu de crunch”. Avec un seul bouton de volume (parce que parfois, trop de choix tue le choix), deux modes boost/drive et un switch bright/dark, cette pédale va droit au but. Elle transforme votre son en lui ajoutant cette compression naturelle et cette richesse harmonique typique des lampes.
D' YOU KNOW WHAT I MEAN ?
Une fois que les pédales se taisent, que les amplis s'éteignent, il reste une idée toute simple. Un concept que tout guitariste qui se respecte a entendu au moins une fois dans sa vie, et que Noel Gallagher répète depuis trente ans tel un mantra : le son, c'est dans les doigts ! Voilà, fin des débats merci bonsoir ...
Je plaisante, je ne vais pas vous laisser comme ça au milieu du chemin, on commence à se connaitre maintenant ! Pour pousser plus loin le propos, on peut dire que le son se trouve avant tout dans l'attaque, l'énergie, dans le choix des accords, dans les partis-pris esthétiques de composition etc ... Le matériel vient après, presque comme un décor. Et c'est sans doute là-dedans que se cache tout ce qui rend Oasis attachant. Un groupe devenu colossal avec des amplis de série et des guitares empruntées, porté par une écriture qui a su faire revivre le song-writing pur, à une époque où l'on perd petit à petit ce savoir faire si typique du royaume d'Albion.
Il y a quelque chose d'assez rassurant là-dedans, à l'heure où l'on recherche en permanence la pédale ultime ou le plugin qui va tout changer. N'oubliez pas de vous exercer, de travailler votre jeu, d'imiter vos idoles la guitare entre les mains. Ça n'empêche évidemment pas de s'amuser à chercher, tester, comparer, c'est même tout l'intérêt de nos videos et billets de blog. Mais ça remet les choses à leur place. La reformation de 2025 l'a d'ailleurs bien montré, avec un pedalboard qui n'avait rien d'un arsenal secret. La vraie leçon d'Oasis, peut-être, c'est que c'est la compo qui construit la légende, et le son n'est là que pour la servir au mieux. C'est ainsi qu'il devient mythique, peu importe qu'il soit issu de nobles artisans ou bien né d'un matériel qu'on trouve sans peine. God save the King.
Ce billet de blog est librement inspiré de la vidéo ci-dessous
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Publié dans: Sonner comme20/10/20212 commentairesUn sacré défi le son de Muse ! On peut vous garantir, qu'on y a passé du temps !Swan et Alex se sont concertés et ont...palf la suite -
Nous avons essayé de sonner comme Stadium Arcadium des RHCP !
Publié dans: Sonner comme22/10/2021Je sais pas vous mais pour moi les RHCP ont bercé une partie de mon adolescence et notamment cet album fabuleux !...palf la suite -
On fait un comparatif de Fuzz Face au Silicium
Publié dans: Comparatif28/10/2021Suite à notre comparatif des versions germanium de l'indémodable Fuzz Face, voici la version Silicium. Pour cette...palf la suite -
Nous avons essayé de sonner comme John Mayer !
Publié dans: Sonner comme09/11/20211 commentaireAujourd'hui sur PALF, on essaie de comprendre ce qui fait l'esthétique de son de John Mayer sur Where The Light Is !...palf la suite -
On compare différents modèles de pedalboards : Aclam, Pedaltrain, Rolf, PBLB...
Publié dans: Comparatif15/11/2021À première vue, on serait tenté de se dire qu'un pedalboard n'est qu'un bout de métal sur lequel on fixe...palf la suite -
On parle Reggae et techniques de jeu, avec un pedalboard adapté à ce style
Publié dans: Pedalboard par style de musique16/11/20212 commentairesSwan Vaude, le guitariste à la main droite ultra endurante vous présente toutes ses astuces pour sonner Reggae... Et...palf la suite -
On teste des produits Aclam, avec des pedalboards innovants et des pédales originales
Publié dans: Pedalboard par marque16/12/2021La marque espagnole Aclam a su nous séduire instantanément grâce à ses pedalboards de l'enfer... À présent nous...palf la suite