Basse hypnotique et univers obscur : la signature de Justin Chancellor, bassiste de TOOL
Justin Chancellor, le bassiste bien outillé de TOOL
Un pedalboard nommé "MOTHERSHIP"
Une fois n'est pas coutume, ce billet de blog sera consacré au son d'un bassiste !
Et pas n'importe quel bassiste puisqu'il s'agit de Justin Chancellor, le bassiste de Tool, groupe mythique à la croisée des chemins entre le prog et le métal.
La mission d'Alex et Antonin lorsqu'ils ont tourné leur vlog ? Réussir à décrypter les méandres d'un son massif et et très puissamment produit pour vous guider dans ce labyrinthe technologique, et vous proposer une solution viable, abordable et surtout concrète qui vous permette de vous rapprocher (humblement) de ce que la basse propose de plus extravagant en terme de pedalboard, j'ai nommé le "Mothership". Accrochez-vous pour ce billet de blog inspiré par leur vidéo, décollage imminent !
TOOL, LA DOULEUR COMME BOUSSOLE
Avant même d’être un groupe, Tool est une idée. Ou plutôt un mythe.
Au début des années 90, dans les cercles underground de Los Angeles, circule une étrange histoire : celle de Ronald P. Vincent, auteur en 1949 d’un obscur ouvrage intitulé A Joyful Guide to Lachrymology. Une philosophie – la “lacrymologie” – qui prône l’élévation spirituelle par l’exploration de la douleur, physique et émotionnelle. Une mystification savamment entretenue par Adam Jones et ses comparses, glissée dans les copies promotionnelles de Undertow en 1993, et suffisamment crédible pour troubler journalistes et fans.
La blague était brillante. Derrière la satire des dérives sectaires (certains y ont vu un clin d’œil moqueur à la scientologie), Tool posait déjà les bases de son identité : brouiller les pistes, interroger la croyance, sublimer la souffrance. La lacrymologie n’était peut-être qu’un canular artistique, mais elle résumait parfaitement la trajectoire future du groupe : faire de la douleur un moteur créatif.
Pourtant Tool est né presque par accident. C'est en 1986 que Maynard James Keenan (chanteur emblématique de la formation), fraîchement débarqué du Michigan où il étudiait les arts visuels, croise d'abord la route d’Adam Jones, passionné d’effets spéciaux et futur réalisateur des clips du groupe.
Dans l'appartement du dessous habite un batteur au CV déjà impressionnant : Danny Carey, passé par Green Jellÿ et collaborateur occasionnel de Carole King. Paul d'Amour, un autre passionné de cinéma, connaissance d'Adam Jones, rejoint la formation dans la foulée. Le groupe à proprement parler va officialiser sa naissance en 1990 sur les bases d'une identité visuelle et sonore extremement forte qui reste encore aujourd'hui la marque de fabrique de TOOL.
En 1992 sort Opiate, un premier EP abrasif dont le titre est une réference au fameux “la religion est l’opium du peuple” proféré par Karl Marx. La pochette affiche un prêtre monstrueux, mi-homme mi-insecte : le ton est donné.
En 1993, Tool enregistre "Undertow", une véritable immersion en eaux troubles, avec la productrice Sylvia Massy aux commandes. Anecdote devenue culte : pour obtenir certains sons de batterie, des micros auraient été placés… dans des tuyaux et même dans des pianos démontés. L’expérimentation sonore fait déjà partie de l’ADN du groupe.
Musicalement, l’album est lourd, presque suffocant. L’eau y est omniprésente : noyade, purification, cycle vie-mort. Les clips de Sober et Prison Sex, réalisés par Adam Jones en stop-motion sombre et dérangeant, tournent en boucle sur MTV. Tool devient identifiable instantanément – pas seulement par le son, mais aussi, et surtout, par son univers visuel cauchemardesque.
En 1995, Paul D’Amour quitte le groupe, pour des divergences de vues quand à la direction que prend le groupe.
Il reste malgré tout en bons termes, puisque l'album suivant, Aenima, sorti en 1996, contient des tires auxquels il a contribué, tels que Eulogy et Pushit. Il est remplacé par Justin Chancellor, ex-membre du groupe Peach. Son jeu plus mélodique et texturé transforme profondément le son du groupe.
L'album est produit par David Bottrill. Il est dédié à l’humoriste Bill Hicks, dont la voix apparaît sur Third Eye. Son influence spirituelle et satirique imprègne tout le disque.
La pochette lenticulaire ( qui s’anime quand on l’incline) devient iconique. Tool n’est plus seulement un groupe de metal alternatif : il s’impose comme une entité artistique totale. Les tournées s’enchaînent, notamment au Ozzfest et au Lollapalooza.
Après cinq ans de silence et de perfectionnisme obsessionnel, Tool sort Lateralus en 2001. Les visuels sont signés Alex Grey, dont l’esthétique anatomico-mystique colle parfaitement à l’élévation spirituelle recherchée.
Le morceau-titre suit la suite de Fibonacci dans sa structure rythmique. Danny Carey, passionné de géométrie sacrée, pousse les signatures rythmiques dans des territoires presque mathématiques. L’album est salué comme un sommet du metal progressif. Tool ne cherche plus à séduire : il exige d’être écouté.
En 2006 arrive 10,000 Days. Le titre fait référence aux 10 000 jours (environ 27 ans) durant lesquels la mère de Maynard James Keenan a vécu paralysée avant de mourir. Les morceaux Wings for Marie et 10,000 Days sont parmi les plus personnels de sa carrière.
L’objet lui-même est singulier : le livret contient des lunettes permettant d’observer des images en stéréoscopie. Tool soigne toujours autant l’expérience physique de l’album.
Certains fans découvrent même un “morceau caché” en superposant Viginti Tres avec d’autres pistes – preuve que le groupe entretient volontiers le mystère.
À partir de 2008, Tool entre dans une période d’attente presque mythologique. Tournées sporadiques, projets parallèles (Maynard avec Puscifer ou Perfect Circle), rumeurs démenties, problèmes juridiques …
Justin Chancellor résume bien la situation en 2016 : Tool est son propre critique le plus exigeant. Rien ne sort tant que tout le monde n’est pas renversé par le résultat.
Le renversement attendra l'année 2019 qui verra la publication du 5e album : "Fear Inoculum". Un album plus ambiant qui fait la part belle aux plages instrumentales, mais fidèle à la ligne directrice du groupe depuis sa naissance : du lourd, du torturé, de l'introspectif, du cinématique saupoudré d'un mysticisme débarrassé de toute idolâtrie mortifère. Et bien évidemment, la basse de Justin Chancellor y joue un rôle prépondérant.
LES 4 ALBUMS SUR LESQUELS ON ENTEND JUSTIN CHANCELLOR
L'album sort le 17 septembre 1996 avec Justin Chancellor, transfuge du groupe Peach. L'orientation musicale évolue vers plus de puissance et de complexité, faisant la part belle à de nombreux interludes. Grâce entre autre à l'arrivée de David Bottril, compagnon de route de Peter Gabriel, en tant que co-producteur, le disque sera certifié triple album de platine en 2003
L'album a été enregistré aux Cello Studios à Hollywood entre octobre 2000 et janvier 2001. David Bottrill est à nouveau aux commandes. Un album progressif qui sort après un litige juridique long de quatre ans entre le groupe et leur label. L'album dure 78 minutes et 58 secondes, car selon Danny Carey, le label leur avait promis seulement 79 minutes. Débutant numéro 1 au Billboard 200, avec plus de 555 200 copies vendues lors de la première semaine, l'album sera certifié triple platine en 2021.
Le 4e album sort le 28 Avril 2006. Il succède à Lateralus sorti cinq ans plus tôt et marque le retour à une musique plus rock, plus directe et violente. Le titre de l'album et les morceaux Wings for Marie/10 000 Days sont un hommage à la mère de Maynard James Keenan paralysée à la suite d'un anévrisme intracrânien contracté 27 ans plus tôt (soit environ 10 000 jours) et décédée en 2003. La pochette de l'album qui représente une tête formée de trois visages, a été créée par l'artiste américain Alex Grey.
En interview, Keenan explique que la thématique centrale de Fear Inoculum est la maturité et l'acceptation de soi : « J’ai l’impression que l’album traite de la sagesse à travers l’âge et l’expérience. Heureusement, en vieillissant, vous devenez plus sage grâce à certaines des choses que vous avez vécues. Vous apprenez de vos erreurs et de vos succès. Donc, s’il y a quelque chose qui caractérise cet album, c’est ce phénomène de faire le point sur sa vie et de s’accepter ici et maintenant. »
Aenima
L'album sort le 17 septembre 1996 avec Justin Chancellor, transfuge du groupe Peach. L'orientation musicale évolue vers plus de puissance et de complexité, faisant la part belle à de nombreux interludes. Grâce entre autre à l'arrivée de David Bottril, compagnon de route de Peter Gabriel, en tant que co-producteur, le disque sera certifié triple album de platine en 2003
Lateralus
L'album a été enregistré aux Cello Studios à Hollywood entre octobre 2000 et janvier 2001. David Bottrill est à nouveau aux commandes. Un album progressif qui sort après un litige juridique long de quatre ans entre le groupe et leur label. L'album dure 78 minutes et 58 secondes, car selon Danny Carey, le label leur avait promis seulement 79 minutes. Débutant numéro 1 au Billboard 200, avec plus de 555 200 copies vendues lors de la première semaine, l'album sera certifié triple platine en 2021.
10 000
Le 4e album sort le 28 Avril 2006. Il succède à Lateralus sorti cinq ans plus tôt et marque le retour à une musique plus rock, plus directe et violente. Le titre de l'album et les morceaux Wings for Marie/10 000 Days sont un hommage à la mère de Maynard James Keenan paralysée à la suite d'un anévrisme intracrânien contracté 27 ans plus tôt (soit environ 10 000 jours) et décédée en 2003. La pochette de l'album qui représente une tête formée de trois visages, a été créée par l'artiste américain Alex Grey.
Fear Inoculum
En interview, Keenan explique que la thématique centrale de Fear Inoculum est la maturité et l'acceptation de soi : « J’ai l’impression que l’album traite de la sagesse à travers l’âge et l’expérience. Heureusement, en vieillissant, vous devenez plus sage grâce à certaines des choses que vous avez vécues. Vous apprenez de vos erreurs et de vos succès. Donc, s’il y a quelque chose qui caractérise cet album, c’est ce phénomène de faire le point sur sa vie et de s’accepter ici et maintenant. »
LE MATOS DE JUSTIN CHANCELLOR : VOUS AIMEZ LES PEDALES ?
Justin Chancellor de Tool, c’est un sacré personnage. Vous les bassistes, vous avez un petit problème à mettre autant de pédales. Et lui c’est un peu le boss final, il adore bien ça, il se fait plaisir le bonhomme ! Alors comment trouver son son tout en évitant le “Mothership” et le découvert qui va avec. Il y a du sacré matos, c'est à peu près deux fois le PIB d'un pays en développement. Ce ne sont pas des trucs de fou non plus — dans le sens où il y a quelques raretés, il y a son modèle signature, mais il y a du Boss, du ProCo Rat, le 3Tone qui va avec. Les amplis, on va pas regarder.
L'idée n'est pas de tout reproduire (personne ne va faire ça chez lui) mais de synthétiser au maximum. Sur son pedalboard, certains éléments sont là depuis quasi toujours, d'autres ont été ajoutés au fil du temps, d'autres encore sont là pour s'amuser un peu en live. Ce sont les essentiels qui nous intéressent ici. L'ampli disposant d'un EQ intégré, on ne s'en préoccupe pas avec une pédale dédiée.
La wah et la fuzz
Le premier effet auquel on ne peut pas échapper, c'est sa wah signature, combinée avec une fuzz. Comme il dispose également d'une Rat en grosse distorsion, on peut s'en servir et la combiner avec la wah. Pour s'en approcher, on opte pour la Wah Basse de chez JAM Pedals, très bien pensée : le filtre est vraiment étudié pour descendre dans les basses fréquences. Une alternative intéressante est la Justin Chancellor Cry Baby, la signature Dunlop qui arrive bientôt, avec une fuzz intégrée, ce qui correspond exactement à ce que Chancellor utilise. Il possède aussi une BR2 de chez Guyatone, un envelope filter très cool, mais pas forcément essentiel. La wah suffit à couvrir ce territoire. La Guyatone, c'est un truc d'expert.
La distorsion / le drive
La Turbo Rat fait office de distorsion principale dans son setup perso. On choisit ici la version Rattler Bass de chez JAM, notamment pour tester le deuxième switch qui est un étage supplémentaire de gain (information qui n'est pas indiquée dans la description officielle)
Le delay
Chancellor utilise deux delays avec deux temps différents, un "faster" et un "norm". On n'en prend qu'un, avec tap tempo, parce que c'est pratique. Le son visé est celui du DD3 de Boss : un delay digital qui reproduit très bien le son de l'instrument, sans fioritures, sans modulation, très fidèle, très aigu. Après avoir hésité avec du Strymon, la Halo et d'autres options, on choisit l'ARP87 de Walrus Audio.
La modulation : chorus, trémolo, flanger
Chancellor utilise beaucoup le chorus, ainsi qu'un trémolo. Pour le chorus, la Julia de chez Walrus Audio est une excellente option, un bon chorus qui fait tout bien. La différence avec la Juliana, ce sont les sorties stéréo, utiles notamment sur des claviers, mais pas indispensables ici.
Pour la modulation complémentaire, le Moog MF-1 version 2 est retenu. La nouveauté de cette version, c'est le petit écran qui permet d'afficher les presets et de naviguer dans les paramètres, l'ancien problème étant qu'on ne voyait pas ce qu'on faisait en changeant de preset. C'est une machine très complète : chorus sinus, mode asymétrique, trémolo carré, réverbe... et finalement, un mode flanger dont on ne soupçonnait pas l'existence au départ.
Sur le flanger justement : il est indispensable pour du Tool, notamment pour les morceaux entre Triad et 10,000 Days. Après avoir cru à tort que le MF-1 n'en avait pas, on découvre qu'il en possède un. Il reste cependant inférieur à un vrai flanger analogique dédié. C'est pourquoi on ajoute le Polychrome de chez Walrus Audio, analogique, très bien, testé et approuvé. Cela fait au passage trois pédales Walrus Audio sur le board, ce qui n'est pas un problème : Walrus, c'est bien.
La règle générale reste la même : le multieffet est un excellent moyen de découvrir des sons. Mais quand on aime un effet à fond, le passage à l'effet individuel analogique représente un gap réel, c'est autre chose.
Pour le trémolo, Chancellor utilise un modèle boutique assez obscur, une forme orange qu'on n'avait jamais vue, probablement un Providence. Le MF-1 couvre ce territoire.
Le simulateur d'ampli : le SansAmp
Le SansAmp est central dans la couleur de son de Chancellor, qu'il utilise depuis des années. Après avoir hésité entre du Darkglass et d'autres types d'overdrive transparent, on choisit le SansAmp comme lui, pour la curiosité autant que pour la cohérence. Les réglages sont calqués sur ceux de Chancellor d'après ses vidéos : drive à zéro, mais coloré, avec du gain naturel. On voit des références à des modes "Hot Wire" et "California", des styles d'ampli et de placement de micro simulés. C'est un peu l'ancêtre du Simplifier de DSM & Humboldt. Un classique.
Le compresseur : l'Empress
Chancellor n'a pas de compresseur à proprement parler dans son pedalboard, mais son son est bien compressé, tout en cherchant à conserver la dynamique. La basse rentrant directement dans le SansAmp, il s'agirait d'un compresseur de fin de chaîne. On retient l'Empress, pour lequel on avait eu un vrai coup de cœur lors d'un test précédent. Il n'a pas le côté préamp chaleureux d'un 1176, mais il a la technicité, le tone, et un côté visuel très didactique avec ses LEDs. Le Darkglass Hyper Luminal est une bonne alternative. À noter : un compresseur amplifie tout ce qui est présent dans le signal. Si tu as du bruit quelque part, il va te le faire ressortir. Ici, un léger souffle dans le SansAmp remonte avec le compresseur.
La Whammy Basse
La Whammy Basse est vraiment importante chez Chancellor. Elle est branchée en premier dans la chaîne, avant la wah. Lui utilise un vieux modèle ; on prend ici la version récente. Elle dispose de deux modes : classique (monophonique, comme les anciennes Whammy) et "chords". Le mode classique a un côté glitch, un peu 8 bits, légèrement dégradé, un grain qu'on ne retrouve pas dans les multieffets. La version "chords" décroche un peu moins. Ce grain particulier, c'est précisément ce qui fait l'identité de la Whammy : ce n'est pas un simple pitch shifter, il y a un algo, une couleur propre. Il faut la vraie, et nous ne l'avons pas intégrée à ce board, puisqu'il n'y a pas d'alternative, à notre humble avis.
Chancellor s'en sert principalement pour des harmonies, à la quinte, à la sixte, et pour des effets lead, pour simuler des solos de guitare dans l'esprit, ou sur des parties rythmiques très agressives combinées avec la wah. Une approche qui rappelle ce que faisait Cliff Burton dans les débuts de Metallica. Sa pédale signature est d'ailleurs un peu inspirée de la Morley de Cliff Burton, la même idée d'avoir une fuzz et une wah dans une seule pédale. Thundercat est un autre grand utilisateur de la Whammy Basse. Elle permet des choses bien plus musicales que le simple dive bomb ou l'octave +1.
Logistique du pédaleboard et gestion des pieds
Un détail impressionnant : malgré la taille du pedalboard de Chancellor, il n'y a pas de switcher, pas de MIDI, rien. C'est sauvage. Il devait avoir un buffer au minimum, ou des effets toujours allumés qui en font office. Il semble qu'il attaque en réalité un ampli clean sans effets, un second ampli avec les effets, plus une DI, et c'est le sonorisateur qui gère le reste en façade.
Pour la gestion du trémolo et de la Whammy simultanément, Chancellor a son trémolo positionné juste à côté de sa Whammy, ce qui lui permet d'activer l'un avec un pied et l'autre avec l'autre pied, en alternance. Une alternative pratique : le pad de chez Lehle, qui détecte la présence du pied sur une wah et l'active automatiquement, comme les anciennes Morley, et qu'on pourrait détourner pour activer le trémolo dans la même action.
LE PEDALBOARD DE PALF
Avant d'être un barda d'effets, le son de Justin Chancellor repose avant tout sur des basses très particulières : des Wal, des instruments boutiques anglais avec une électronique ultra active et très typée. Ajoutez à cela qu'il change ses cordes deux fois par concert, en swappant entre plusieurs basses pour toujours avoir des cordes fraîches, et vous commencerez à comprendre le niveau de psychotage du concerné ...
Travailler avec une Jazz Bass mexicaine et des cordes livrées avec l'instrument ne permet pas d'atteindre ce claquant caractéristique. Ce n'est pas un défaut de setup, c'est simplement la réalité. Si vous voulez un son de basse à la Tool, il faut idéalement une basse avec un micro double type Music Man et des cordes ultra neuves. Les cordes, c'est un budget conséquent quand on n'est pas endorsé, que ce soit du Savarez, D'Addario, Ernie Ball ou Skull Strings. Ce qu'on cherche ici, c'est retrouver les ambiances et les types de grain qu'il obtient avec ses effets, mais pas une reproduction à l'identique hors de portée poule commun des bassistes ...
UTOPIA DELUXE
Sorti en 2011, l'Empress Compressor s'est rapidement imposé auprès des guitaristes et bassistes en quête de quelque chose de plus complet que les compresseurs classiques. La version Bass pousse le concept encore plus loin : en plus des fonctionnalités habituellement réservées aux équipements de studio — indicateurs d'entrée et de réduction de gain, attaque et release indépendantes, mix pour la compression parallèle, insert sidechain externe — elle intègre un filtre passe-haut de sidechain entièrement ajustable et un circuit "tone + colour" à deux positions. Ce dernier permet de sculpter le son et d'ajouter une distorsion harmonique subtile, donnant à la basse un caractère vraiment particulier.
POLYCHROME
La pédale de delay Walrus Audio se distingue par ses capacités avancées dans un marché saturé de delays numériques. Elle propose des temps de delay longs, un tap tempo précis et des subdivisions rythmiques étendues, jusqu’au triolet de croche.
Elle offre quatre modes de son, dont les très utilisés Analog et Lo-Fi, ainsi qu’un potard X permettant un contrôle approfondi du caractère sonore. Ce delay maintient une clarté dans les aigus tout en limitant le bruit, des performances que les modèles analogiques ne parviennent pas encore à égaler simultanément.
Polyvalente et intuitive, elle constitue un outil puissant pour les guitaristes recherchant précision et créativité.
EVH PHASE 90
La M1 MkII de Walrus Audio est une pédale multi-effets de modulation stéréo particulièrement complète. Elle intègre six algorithmes (chorus, phaser, tremolo, vibrato, rotary et filter), chacun décliné en trois variations, pour un total de 18 sons.
Elle propose des contrôles intuitifs de Depth et Rate, un potentiomètre Lo-Fi pour mixer des textures dégradées, ainsi que de multiples paramètres via l’encodeur : Enveloppe, Drive, Space, Age, Noise et Warble. L’encodeur permet également d’ajuster le BPM et la forme d’onde du LFO.
Dotée d’entrées/sorties stéréo, d’un port USB-C pour les mises à jour et de connexions MIDI IN/THRU autorisant jusqu’à 128 presets, la M1 MkII offre une grande polyvalence entre sons Hi-Fi et Lo-Fi.
TAPE PREAMP
La Wahcko Bass de Walrus Audio s’impose comme une pédale wah-wah hautement expressive et vocale, plébiscitée par de nombreux professionnels. Reprenant les atouts du modèle guitare, elle intègre un inducteur Fasel rouge, des résistances carbone et un switch à 6 positions permettant de choisir différentes plages de fréquences.
Ce switch offre également un mode filtre fixe en position toe down. Un trimmer interne permet d’ajuster le gain d’entrée, tandis qu’une LED indique l’activation de la pédale. Fiable, musicale et bien conçue, la Wahcko Bass constitue un ajout de choix pour les pedalboards basse, alliant expressivité et polyvalence.
R1
Walrus Audio, marque reconnue pour les effets de modulation et de spatialisation dans lesquels elle excelle, propose un flanger - vibrato très polyvalent, aux nombreux réglages. Sont proposés les contrôles classiques d’un flanger: Rate, Depth, Sweep et Feedback, ainsi qu’un potentiomètre de Wet intitulé « D-F-V », pour « Dry - Flanger - Vibrato », qui se révélera précieux à l’heure de doser l’effet dans votre son de base. Qu’il s’agisse de faire décoller un riff à la Van Halen, de colorer un son à la Brian May, ou de partir dans des territoires plus LoFi avec sa fonction vibrato, le Polychrome trouve son utilité sur notre board du jour.
TEN BAND EQ
Créé en 1989 par Andrew Barta, le SansAmp est le premier préampli analogique à émuler fidèlement le son d’un ampli à lampes et d’un haut-parleur. Révolutionnaire, il permet de brancher directement sur une console et a inspiré tous les émulateurs numériques actuels.
En 1993, Tech 21 lance la GT-2, version simplifiée et très intuitive : volume, égalisation deux bandes, gain et trois switches offrant neuf combinaisons réalistes (types d’ampli : California, Brit, Tweed ; niveaux de gain ; positions de micro).
Toujours inchangée depuis 29 ans, la GT-2 reste un best-seller grâce à son son analogique intemporel, sa fiabilité et son efficacité tant en studio qu’en live.
1959 DISTORTION
La Rattler Bass MK2 de JAM est une distorsion taillée pour la basse, dérivée de la légendaire Rat. Son op-amp maison, conçu pour remplacer les puces LM308 disparues du marché, préserve le caractère dynamique et organique des amplis à lampes d'origine. Le contrôle dry-wet permet de doser précisément le mélange entre signal clair et signal distordu, un atout indispensable pour conserver la présence et l'articulation de la basse. Un second footswitch active un étage de gain plus élevé pour les moments qui demandent plus de saturation. Le headroom accru évite l'écrêtage non désiré et assure une reproduction fidèle du signal, même sur les passages les plus dynamiques. Une pédale polyvalente et puissante, aussi à l'aise dans les sonorités vintage que modernes.
Sorti en 2011, l'Empress Compressor s'est rapidement imposé auprès des guitaristes et bassistes en quête de quelque chose de plus complet que les compresseurs classiques. La version Bass pousse le concept encore plus loin : en plus des fonctionnalités habituellement réservées aux équipements de studio — indicateurs d'entrée et de réduction de gain, attaque et release indépendantes, mix pour la compression parallèle, insert sidechain externe — elle intègre un filtre passe-haut de sidechain entièrement ajustable et un circuit "tone + colour" à deux positions. Ce dernier permet de sculpter le son et d'ajouter une distorsion harmonique subtile, donnant à la basse un caractère vraiment particulier.
La pédale de delay Walrus Audio se distingue par ses capacités avancées dans un marché saturé de delays numériques. Elle propose des temps de delay longs, un tap tempo précis et des subdivisions rythmiques étendues, jusqu’au triolet de croche.
Elle offre quatre modes de son, dont les très utilisés Analog et Lo-Fi, ainsi qu’un potard X permettant un contrôle approfondi du caractère sonore. Ce delay maintient une clarté dans les aigus tout en limitant le bruit, des performances que les modèles analogiques ne parviennent pas encore à égaler simultanément.
Polyvalente et intuitive, elle constitue un outil puissant pour les guitaristes recherchant précision et créativité.
La M1 MkII de Walrus Audio est une pédale multi-effets de modulation stéréo particulièrement complète. Elle intègre six algorithmes (chorus, phaser, tremolo, vibrato, rotary et filter), chacun décliné en trois variations, pour un total de 18 sons.
Elle propose des contrôles intuitifs de Depth et Rate, un potentiomètre Lo-Fi pour mixer des textures dégradées, ainsi que de multiples paramètres via l’encodeur : Enveloppe, Drive, Space, Age, Noise et Warble. L’encodeur permet également d’ajuster le BPM et la forme d’onde du LFO.
Dotée d’entrées/sorties stéréo, d’un port USB-C pour les mises à jour et de connexions MIDI IN/THRU autorisant jusqu’à 128 presets, la M1 MkII offre une grande polyvalence entre sons Hi-Fi et Lo-Fi.
La Wahcko Bass de Walrus Audio s’impose comme une pédale wah-wah hautement expressive et vocale, plébiscitée par de nombreux professionnels. Reprenant les atouts du modèle guitare, elle intègre un inducteur Fasel rouge, des résistances carbone et un switch à 6 positions permettant de choisir différentes plages de fréquences.
Ce switch offre également un mode filtre fixe en position toe down. Un trimmer interne permet d’ajuster le gain d’entrée, tandis qu’une LED indique l’activation de la pédale. Fiable, musicale et bien conçue, la Wahcko Bass constitue un ajout de choix pour les pedalboards basse, alliant expressivité et polyvalence.
Walrus Audio, marque reconnue pour les effets de modulation et de spatialisation dans lesquels elle excelle, propose un flanger - vibrato très polyvalent, aux nombreux réglages. Sont proposés les contrôles classiques d’un flanger: Rate, Depth, Sweep et Feedback, ainsi qu’un potentiomètre de Wet intitulé « D-F-V », pour « Dry - Flanger - Vibrato », qui se révélera précieux à l’heure de doser l’effet dans votre son de base. Qu’il s’agisse de faire décoller un riff à la Van Halen, de colorer un son à la Brian May, ou de partir dans des territoires plus LoFi avec sa fonction vibrato, le Polychrome trouve son utilité sur notre board du jour.
Créé en 1989 par Andrew Barta, le SansAmp est le premier préampli analogique à émuler fidèlement le son d’un ampli à lampes et d’un haut-parleur. Révolutionnaire, il permet de brancher directement sur une console et a inspiré tous les émulateurs numériques actuels.
En 1993, Tech 21 lance la GT-2, version simplifiée et très intuitive : volume, égalisation deux bandes, gain et trois switches offrant neuf combinaisons réalistes (types d’ampli : California, Brit, Tweed ; niveaux de gain ; positions de micro).
Toujours inchangée depuis 29 ans, la GT-2 reste un best-seller grâce à son son analogique intemporel, sa fiabilité et son efficacité tant en studio qu’en live.
La Rattler Bass MK2 de JAM est une distorsion taillée pour la basse, dérivée de la légendaire Rat. Son op-amp maison, conçu pour remplacer les puces LM308 disparues du marché, préserve le caractère dynamique et organique des amplis à lampes d'origine. Le contrôle dry-wet permet de doser précisément le mélange entre signal clair et signal distordu, un atout indispensable pour conserver la présence et l'articulation de la basse. Un second footswitch active un étage de gain plus élevé pour les moments qui demandent plus de saturation. Le headroom accru évite l'écrêtage non désiré et assure une reproduction fidèle du signal, même sur les passages les plus dynamiques. Une pédale polyvalente et puissante, aussi à l'aise dans les sonorités vintage que modernes.
TENSION, DOULEUR ET TRANSCENDANCE : CE QUE LA BASSE DE TOOL RÉVÈLE DU GROUPE
Au cœur du son de Justin Chancellor se niche cette même exigence patiente et implacable qui définit Tool tout entier. Sa basse, à la fois massive et labyrinthique, n’est pas qu’un instrument rythmique : elle incarne la tension, la lenteur assumée et la profondeur hypnotique qui traversent l’œuvre du groupe.
En fin de compte, Tool n’a jamais été un simple groupe de metal. C’est une expérience sensorielle, un laboratoire sonore et un collectif fasciné par la psychologie, la spiritualité, la satire et la géométrie sacrée.
Cette exigence – frustrante pour les fans – est peut-être la véritable lacrymologie du groupe : accepter la tension, le doute, la lenteur, pour atteindre quelque chose de plus grand.
La lacrymologie était peut-être une fiction. Mais l’idée que l’on grandit en traversant la douleur et l’inconfort irrigue toute leur discographie.
C’est précisément cette invitation à l’immersion volontaire en eaux profondes qui explique pourquoi, plus de trente ans après leurs débuts, Tool continue de nous happer avec une force intacte.
Enfin ça et le son de basse monstrueux de Justin Chancellor !
Ce billet de blog est librement inspiré de la vidéo ci-dessous
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Publié dans: Pedalboard par marque16/12/2021La marque espagnole Aclam a su nous séduire instantanément grâce à ses pedalboards de l'enfer... À présent nous...palf la suite