
Les japonais de Vemuram n’ont pas l’habitude de plaisanter, et lorsqu’ils se sont penchés sur le développement de la pédale de fuzz ultime pour le guitariste Josh Smith, ils n’ont pas fait les choses à moitié. Pour ceux qui n’ont pas la ref, Josh Smith est un des guitaristes de blues les plus doués à l’heure actuelle, un véritable Robben Ford des temps modernes, et c’est aussi un ingénieur du son dans son propre studio, un musicien qui a d’ailleurs tapé dans l’oeil (ou plutôt dans l’oreille) de Joe Bonamassa qui l’embarque avec lui pour de nombreux projets. Autrement dit, si Josh Smith accepte d’apposer son nom sur une fuzz, c’est qu’il doit y avoir une très bonne raison.
La Vemuram Myriad était le premier modèle signature de Smith, une combinaison de Fuzz, de boucle d’effet et de mélangeur du son traité au son clean d’origine. Mais cette première pédale était massive et tous les guitaristes n’avaient pas besoin de toutes ces options, et c’est ainsi qu’est née la version isolée de l’excellent circuit de fuzz de la Myriad, la Vemuram Myriad Fuzz. Le circuit est un hybride qui fait à la fois appel à un transistor au germanium et à un transistor au silicium. L’alliance des deux permet à la fois une bonne stabilité, une musicalité impressionnante, un bon clean up, une grande étendue dynamique et surtout la possibilité de choisir un caractère sonore allant de l’agressivité du silicium à la ronde chaleur du germanium.
Pour ce faire, on dispose de cinq réglages accessibles. Les deux plus gros boutons, qui sont d’ailleurs de très beaux modèles dans le style des console d’enregistrement Neve, contrôlent les deux paramètres classiques de la Fuzz Face, Gain et Volume. En dessous, deux potards plus petits contrôlent la Tone (de très sourd à très criard, il y a de quoi faire), et le Feel, c’est-à-dire la réponse dynamique et la personnalité de la pédale. Enfin, un trimpot sur le côté de la Vemuram Myriad Fuzz permet de régler le bias du transistor au germanium à l’aide d’un tournevis cruciforme, afin d’éviter toute manipulation intempestive qui risquerait de vous faire perdre le “sweet spot”.
Le résultat est tout bonnement scotchant, et il se pourrait bien que la Vemuram Myriad Fuzz soit la dernière fuzz typée vintage que vous ayez besoin d’acheter. Ce qui ne vous empêchera pas d’en acheter d’autres évidemment, mais vous reviendrez toujours à la Myriad.








