
Chez Fjord Fuzz, on ne fabrique manifestement pas des pédales. On forge des artefacts. Et la MIDGARD porte bien son nom : ici, on parle d’un objet situé quelque part entre la mythologie nordique, la fuzz vintage sacrée et un outil de studio capable de faire réfléchir même les ingénieurs du son les plus blasés.
Au cœur du royaume : un circuit BC108 silicon fuzz directement inspiré des grandes heures du fuzz des années 60 et 70. Le genre de grain rugueux qu’on associe immédiatement aux invocations électriques de Jimi Hendrix, quand son ampli semblait littéralement menacer l’ordre cosmique. Mais là où MIDGARD passe du statut de simple fuzz à celui de relique divine, c’est dans son architecture. La pédale embarque un buffer studio-grade basé sur un OPA1656, un simulateur de micros vintage calibré sur la Fender Musicmaster de 1957 de Daniel, le fabricant de Fjord, ainsi qu’un second input indépendant capable d’agir comme correcteur d’impédance pour… pratiquement n’importe quoi. Comme un synthé, une voix, un DAW… En gros, Thor apporte la fuzz, Odin gère le signal path.
Ajoutez à cela une entrée expression pedal permettant de recréer le fameux fuzz cleanup où que la pédale se trouve dans votre chaîne. Même après quinze buffers, un wireless, deux delays et cette pédale boutique qui simule le preamp d’une machine à laver que vous avez acheté à 3h du matin “pour expérimenter”. MIDGARD permet également le reamping studio, transformant n’importe quelle source audio en signal guitare vintage.
Ce n’est plus une fuzz. C’est le Bifröst du pedalboard moderne.







