
Il y a des termes qui ne trompent pas, alors lorsque la description d’une pédale sur le site officiel vous balance des expressions comme “transparent” et “low gain” à propos d’une pédale d’overdrive, le vrai geek de matos comprend immédiatement où le constructeur veut en venir : nous voici face à un klone de Klon de plus ! Ajoutez à ça la belle couleur dorée et les trois potards, et même le nom Friedman Golden Pearl qui sent bon l’unobtainium, et le pressentiment se confirme bien.
Mais l’excellente marque d’amplis Friedman ne s’est pas contentée de proposer un clone de plus. La Golden Pearl a beau se spécialiser dans le crunch très léger, le boost de volume, l’amélioration d’un ampli et d’une guitare dont on aime déjà la personnalité, tout cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas son mot à dire. Elle excelle évidemment dans toutes ces utilisations, et en la jouant on se souvient d’à quel point le gros crunch de la Klon est flatteur (et on se souvient donc de ce qui a poussé tous les fabricants à en proposer leur version), mais la Friedman Golden Pearl a un potard de gain très progressif, et l’on peut donc explorer les nuances de crunch léger voire aller jusqu’à un gain bien riche qui sera parfait pour les solos Americana (Telecaster vintage non fournie).
Mais le vrai secret de la Golden Pearl se cache dans les deux switches supplémentaires : Hi Cut permet de calmer les aigus trop agressifs ou brillants (parfait pour se brancher sur un Fender blackface ou un Vox), tandis que Voice laisse le choix entre trois sources de clipping différentes : diode, LED, ou pas de clipping. C’est un excellent moyen de multiplier les possibilités sonores sans pour autant compliquer l’interface, et si vous n’avez pas encore trouvé votre overdrive low gain préférée (ou que vous n’en avez jamais assez), la Friedman Golden Pearl amène une belle proposition.








