
Déjà pour commencer, il est toujours réjouissant de tomber sur une pédale au nom parfaitement navrant, et le jeu de mot approximatif du Friedman Sir Compre mérite à lui seul de faire exister la pédale. Vous l’avez ? Sir Compre ? Monsieur Compre ? Mais aussi Compre Sir ! Il fallait y penser.
Évidemment, s’il n’y avait que le nom et que la pédale ne sonnait pas ça serait un peu léger. Mais côté son on peut faire confiance à la marque d’amplis Friedman, dont la réputation en termes sonores n’est plus à faire. Leur Sir Compre est un design optique, autrement dit un dérivé des modèles vintage que l’on connaît bien (et dont on adore le grain), mais avec des réglages bien plus riches. On retrouve les deux boutons qui représentent le strict minimum de l’exercice (Comp pour le taux de compression et Vol pour le niveau de sortie avec une éventuelle compensation de volume), mais aussi deux boutons pour ajuster la personnalité du compresseur, Treble pour doser la brillance du son et Tight pour la tenue des graves, afin d’éviter un son qui bave trop.
Et puis il y a l’arme secrète de la Friedman Sir Compre : le réglage de Gain ! Là où le Vol agit en sortie, le Gain agit en entrée, et permet de faire légèrement cruncher la pédale. Bien sûr, le Gain peut faire varier le comportement de l’étage de compression, et il est donc intéressant d’expérimenter pour trouver le son que l’on recherche. Ce simple réglage transforme la pédale en canal supplémentaire pour un ampli, avec le son très vivant que seule la combinaison d’une overdrive et d’un compresseur permet.
Bien sûr, la Friedman Sir Compre fera les sons que l’on attend habituellement de la part d’un compresseur, mais son réglage de gain la rend encore plus polyvalente et flexible.






