
Qu’il s’agisse de Pink Floyd ou de Lettuce, d’Audioslave ou de Prince, de Led Zeppelin ou de Police, tous ces artistes ont en commun l’utilisation plus ou moins ponctuelle et prononcée d’un effet de phaser. Véritable balayage du spectre, un peu à la manière d’une wah dont la course serait constante (mais avec plus de finesse), un phaser aide à relever un riff, une partie, un solo, à le faire tour à tour s’insérer puis sortir du mix. Poussé dans ses retranchements, il fait l’effet d’une folie omniprésente, et est souvent la marque d’un psychédélisme assumé, sinon revendiqué.
Catalinbread, dont on connaît les qualités, propose avec la Many Worlds un phaser comportant pas moins de 8 étages, avec la possibilité de choisir entre 6 LFO (comprendre formes d’onde) différentes, ainsi que 2 modes se rapprochant fortement d’un son d’autowah.
Qu’il s’agisse de reproduire des sons de phaser mythiques, ou de partir dans une expérimentation délirante, la Many Worlds s’adapte à chaque situation, et trouve sa place dans tout pedalboard. Les modes « battle » notamment, superposant deux ondes sinusoïdales, et reverse saw, proposent des couleurs surprenantes, avec lesquelles on viendra vite agrémenter son jeu.
D’un format classique et de réglage simple, la Many Worlds devient vite un incontournable couteau suisse de la modulation, et un indispensable du guitariste désireux d’élargir sa palette sonore.







