
Comme son nom l’indique, et comme le trahit son look à lettrage bleu clair sur fond noir, la Tone City Blues Man s’inspire sans retenue de l’indémodable Marshall Bluesbreaker. Sauf que c’est une Tone City, et qu’il s’agit donc d’une pédale au tarif ultra bas, à des années lumières des prix délirants des pédales originales en occasion (tout ça parce que John Mayer les a utilisées, sachant que de toutes façons il aurait le même son avec un Beringher V Amp, mais je m’éloigne du sujet). Et comme c’est une Tone City, elle est présentée dans un format ultra compact bien pratique à intégrer à un pedalboard.
La Marshall Bluesbreaker est sortie en 1992, à une époque où les pédales d’overdrive de qualité n’étaient pas si nombreuses que ça, et elle s’est vite distinguée par son grain à la fois flatteur et transparent qui a ensuite servi de base pour des pédales comme la Analog Man King Of Tone ou la JHS Morning Glory. La Tone City Blues Man reprend les caractéristiques de l’inspiratrice, avec ses trois réglages ultra simples : un gros potard de gain (ou plutôt un potard normal qui paraît gros par contraste avec les deux autres) et deux mini potards pour le volume et la tonalité.
On retrouve les caractéristiques qui ont fait le succès de l’original, cette transparence (comprendre “respect du grain de votre instrument”), cette réactivité à votre attaque, le gros crunch naturel en rythmique et la capacité à pousser un ampli à lampes un peu crunchy pour rendre les solos plus fluides et lyriques.
Il y a beaucoup de raisons de s’intéresser à la Tone City Blues Man : pour concevoir un pedalboard ultra compact de voyage, pour intégrer une Bluesbreaker à un board déjà très chargé, ou pour goûter à cette saveur d’overdrive bien particulière sans investir un rein. Dans tous les cas, vous y trouverez sans doute ce que vous êtes venu y chercher.








