
Le NAMM Show est souvent l’occasion pour les marques de marquer les esprits en présentant des instruments inédits, intriguants et qui ne sont pas forcément conçus pour être fabriqués à grande échelle. C’est exactement ce que le génial Zachary Vex, patron et fondateur de la marque ZVex, a fait début 2016 avec la Candela, un vibrato / phaser qui fonctionnait avec une bougie. L’effet en question était surtout une magnifique oeuvre d’art dans un esprit steampunk digne de Jules Vernes, mais le plus incroyable est que l’engin marchait, et qu’il sonnait magnifiquement bien qui plus est ! Depuis le photocell de l’Uni-Vibe, on sait bien que la lumière peut participer à la création d’un son bien particulier, et la Candela poussait donc cette logique à son extrême.
Mais la demande des guitaristes a été telle que ZVex a fini par sortir la Vibrophase, une version sans bougie (une LED la remplace) et au format pédale plus classique. Mais, si la Vibrophase est capable de reproduire des vibrato vintage, elle est capable de nombreux sons différents, un peu à la manière d’une Fuzz Factory du phaser ! On retrouve un potard de vitesse dont l’étendue est telle qu’il va de la vague quasi-immobile au ring modulator épileptique, et un réglage de feedback qui peut lui aussi aller bien au-delà de l’effet qu’on lui attribue généralement. Le réglage Vibrato / Phase permet de passer progressivement d’un effet à l’autre en dosant le signal clean réinjecté. Puis il y a les deux réglages d’EQ : High Bias et Low Limit contrôlent les graves et aigus qui affectent la modulation, et sont donc proches de l’effet que peut avoir un filtre ou un contrôle de voltage sur un synthétiseur.
Le résultat est un phaser coloré, vivant, musical, qui s’intègre parfaitement à votre son même dans ses réglages les plus extrêmes. La Candela était un gimmick pour faire parler de la marque, la ZVex Vibrophase est une vraie nouveauté passionnante.








