
Lorsque Paul Reed Smith a commencé à fabriquer des guitares au début des années 1980, il l’a fait puisqu’il ne trouvait pas ce qu’il cherchait auprès des grandes marques historiques, et il s’est donc attelé à créer l’alternative qu’il aurait aimé trouver en magasin. Pour les pédales de la marque, dont les trois premières viennent tout juste de sortir en 2022, la démarche a été la même : PRS a donc conçu des pédales qui n’existaient pas (un double flanger et un compresseur simple style LA-2A) mais aussi cette Horsemeat qui s’inspire de l’inévitable Klon Centaur.
Face au succès de l’incontournable overdrive transparente et de ses innombrables répliques ou copies boutique, il n’est pas choquant que PRS ait décidé d’amener sa pierre à l’édifice, mais la PRS Horsemeat a de sérieux arguments pour elle. Pour commencer, son circuit dispose d’un headroom, d’une sensation de puissance et d’étendue dynamique supérieure à l’originale. Par ailleurs, le réglage Voice joue sur le caractère général du son, sur l’attaque, la compression et l’EQ. On passe donc d’un doux et chaud à un son brillant cristallin. Mais ça n’est pas tout : deux réglages remplacent l’unique Tonalité de la Klon originale, pour les graves et les aigus avec possibilité de booster et de couper pour chaque plage, avec des résultats toujours intéressants musicalement parlant. Bien sûr, ça ne transformera pas votre overdrive en Metal Zone, mais vous risquez de redécouvrir l’épaisseur et la chaleur d’une pédale omniprésente.
La PRS Horsemeat ne réinvente pas le fil à couper le beurre.








