
L'inspiration de la KMA Chief Disruptor se cache dans le visuel de la pédale : il y a certes un volcan en éruption et un rhinocéros monstrueux, mais aussi un chaperon rouge conduisant un engin sur lequel se trouve le signe Pi. Le choix de police pour les réglages confirme cet indice : c’est une Big Muff ! La fameuse fuzz/disto américaine de la fin des années 60 n’en finit plus d’inspirer les guitaristes, et les fabricants tentent donc d’en proposer la version ultime.
Dans le domaine, la KMA Chief Disruptor ne manque pas d’arguments. Il y a bien le Master volume, le gain (Disruption), deux réglages d’EQ Low et High relativement familiers (même s’ils sont actifs et peuvent booster ou couper de 15dB), mais il y a aussi plusieurs switchs pour affiner le rendu : un Top Boost pour faire ressortir le haut-médium et obtenir une version plus agressive de la fameuse fuzz, un switch de Voicing à trois positions (moderne / vintage / ultra gras) et un potard Clean pour réinjecter du signal non-traité afin de garder une certaine clarté malgré les taux de gain herculéens dont la Chief Disruptor est capable. Un switch permet même d’insérer ce signal clean avant ou après l’EQ intégrée.
Enfin, cette EQ est complétée par un médium semi-paramétrique, dont on peut donc ajuster le niveau et la fréquence, et que l’on active via un deuxième footswitch. C’est le moyen parfait de passer d’un son de Big Muff rythmique à des solos incandescents qui pourront enfin ressortir du mix. On connaît l’efficacité de ce circuit déjà croisé sur l’overdrive KMA Logan, et il est encore plus redoutable sur un engin à gain comme la Chief Disruptor. Vous vouliez la Big Muff la plus flexible possible, la voilà !








