
John Shanks n’est pas n’importe qui. C’est à la fois un compositeur (qui a notamment fait des chansons pour Bonnie Raitt et Joe Cocker), un producteur (responsable d’albums pour Santana, Bon Jovi ou Van Halen) et un guitariste dont la collection d’instruments vintage a de quoi faire pâlir même le plus blasé des burstophiles. Il est d’ailleurs aussi devenu le deuxième guitariste de tournée de Bon Jovi aux côtés de Phil X, un job qui l’amène aux quatre coins du monde pour jouer sur les plus grandes scènes possibles.
Alors même s’il a une collection de pédales vintage de premier choix pour son studio, Shanks ne peut pas se permettre d’amener une pièce de musée à la fiabilité toute relative lorsqu’il joue sur scène. Il s’est donc allié à la marque boutique japonaise Vemuram pour créer sa Fuzz et boost silicium ultime, la Shanks II. Il s’agit de l’une des quatre pédales signature de Shanks chez Vemuram, c’est vous dire à quel point leur partenariat fonctionne bien.
Pour la Vemuram Shanks II, John a choisi de s’inspirer de ses trois circuits préférés : la Fuzz Face version silicium, la Tone Bender et enfin la Burns Buzzaround, une référence moins connue mais qui est un graal pour de nombreux fans de fuzz vintage puisqu’il s’agit d’un circuit conçu par Gary Hurst (le papa de la Tone Bender), et que l’on entend notamment sur le sublime “Heroes” de David Bowie, joué par Robert Fripp. Pour atteindre ces sommets sonores, la Shanks II fait appel à deux transistors silicium et à un FET, un transistor à effet de champ. Le potard de gain est très bien calibré et il permet donc d’aller du boost léger à la fuzz la plus énorme, tandis que la Tone est là pour adapter la personnalité à la brillance de votre ampli. Enfin, un trimpot accessible sur le côté via un tournevis cruciforme donne accès au bias. En poussant la Vemuram Shanks II, on retrouve les grands sons typiques des fuzz du milieu des années 60, avec une sensation de headroom, de puissance claire et de dynamique respectée qui n’est pas vraiment monnaie courante.
On connaît l’oreille et l’exigence de John Shanks, mais à entendre cette fuzz silicium très expressive et polyvalente, il n’est pas surprenant qu’il ait craqué.








