
Au commencement était le Verbe. Puis vint le riff. Il y a quelque deux millénaires, un enfant naissait près de Nazareth. Bien plus tard, certains lecteurs découvrirent dans les Écritures une Apocalypse peuplée de trompettes, de tonnerre et de visions terrifiantes. Chez Fuzzlord Effects, on aurait probablement ajouté une pile d'amplis et un accordage abyssal. Bienvenue dans le sanctuaire du Very, Very Heavy. Ici, les circuits historiques sont disséqués, reconstruits et voués au culte du stoner, du doom, du sludge et du drone.
La Nazareth Octave Distortion en est une révélation. Née en édition limitée en 2020, elle revient dans un boîtier compact, avec un circuit retravaillé et davantage de sustain. Son premier commandement : une distortion à forte réserve de niveau inspirée de la RAT, dont l'écrêtage hybride silicium/LED produit compression, richesse harmonique et attaques tranchantes. Le potentiomètre GAIN passe d'un grain rugueux à un mur de lamentations saturées ; VOLUME règle la puissance de sortie. Son deuxième commandement : une égalisation active trois bandes, BASS, MID et TREB, pour creuser des abîmes dans les médiums ou faire émerger chaque note d'un déluge de graves. Enfin vient le jugement dernier : un boost octaver supérieur analogique, dosé par BOOST, activable séparément ou conjointement avec la distortion. Les riffs se dédoublent, les harmoniques hurlent et le sustain semble défier le temps comme lors d’une attaque de Nazgûl face au château dans le seigneur des anneaux. La Nazareth fonctionne en 9 V DC, centre négatif, consomme 52 mA et dispose d'un true bypass à relais avec commutation douce.
Et lorsque retentira la septième trompette, inutile de chercher le ciel. Regardez plutôt la déluge s’écouler de vos haut-parleurs.








