
Installez-vous confortablement, accordez votre guitare en do grave (voire plus bas encore), et allumez la Does It Doom Giza DVA. Ici, on parle d’un rituel sonore digne d’un désert enfumé sous un soleil écrasant.
Au cœur de la bête, on retrouve une émulation JFET du légendaire préampli Green Matamp GT120. Un mur de son épais, chaud et organique, prêt à porter vos riffs les plus lents et les plus lourds comme une procession stoner sous amphétamines lentes. Et cette fois, tout est sous votre contrôle : gain, bass, treble, presence, depth… vous sculptez votre drone comme un gourou du riff. La Giza invoque en parallèle deux circuits mythiques : le Boss DS-1 et le DOD 250, mélangés avec subtilité pour créer une saturation dense, granuleuse, mais toujours lisible. Le contrôle HREEM dose ce mélange sacré, pendant que DVAITA vous laisse choisir votre poison entre grain tranchant et fuzz vintage. Et parce qu’on est ici pour faire trembler les dunes, le footswitch ANAHATA active une fuzz supplémentaire : massive, tellurique, presque mystique. Le tout avec une réserve de headroom interne de 36V, autant dire que votre pedalboard va être lourd… profondément lourd… avant de s’effondrer sous le poids du groove.
Cette pédale, c’est l’équilibre parfait entre clarté et destruction, méditation et apocalypse. Elle ne vous demande pas de jouer vite… juste de jouer lourd. Très lourd.








