
Avant les bandes magnétiques omniprésentes et bien avant le DSP moderne, certains ingénieurs imaginaient des solutions franchement improbables pour créer des échos.
En 1959, la société Tel-Ray eut l'idée d'utiliser un disque rotatif baignant dans une huile diélectrique pour stocker une charge électrostatique. L'un des delays les plus étranges et les plus attachants de l'histoire : l'Oil Can Echo. Avec l'Olivera, Strymon s'attaque à cette relique sonore avec le sérieux d'un major de promotion qui aurait consacré sa thèse aux échos électromécaniques. Les répétitions sont sombres, légèrement troubles, avec une modulation épaisse qui semble évoluer naturellement sous vos doigts. Le comportement irrégulier des têtes de lecture, les résidus de charge et les cadences bancales des machines originales sont reproduits avec une fidélité remarquable. Une gestion stéréo indépendante, un préampli Class A JFET, le MIDI, l'expression et un mode Infinite, et vous obtenez un delay qui sait aussi bien accompagner un morceau ambient qu'ajouter une patine vintage à une simple ligne mélodique. Le switch Head reproduit les configuration physique des unités originales. On avait une tête d’enregistrement et deux têtes de lecture. Ici on pourra sélectionner entre deux configurations d’espace entre les têtes selon le type de delay qu’on attend. Short : 72ms – 290ms, Long : 155ms – 620ms. Le Both s’inspire des unités à tête fixes le temps de delay se basera sur une vitesse de rotation du disque. Regen est un contrôle qu’on trouvait parfois sous le nom Reverb. C’est en fait une réinjection des répétitions dans l’Input du delay.
Une huile d'olive de première pression à froid pour pedalboard, en somme : complexe, riche et impossible à remplacer par un simple condiment numérique.








