
On ne se passionne pas assez pour les distorsions Op-Amp des années 70. Des modèles comme la RAT, la Tube Screamer ou la Klon concentrent toute l’attention des marques boutique qui en proposent des versions modifiées à n’en plus finir, alors que des circuits comme la MXR Distortion+ ou la DOD 250 (qui était à l’origine une copie de la MXR) sont tout aussi inspirants si l’on prend la peine d’apprendre à les utiliser.
Il faut que ce ne sont pas vraiment des pédales idéales sur un clean raide style Fender, les op-amp ayant tendance à déjà sonner un peu rêche à l’origine. Ce sont en fait de redoutables boosts pour pousser un Marshall bien crunchy vers la zone du gros gain qui tâche. C’est la raison pour laquelle Dave Murray et Randy Rhoads branchaient des Distortion+ sur leurs Marshall Plexi et JMP, tandis que Yngwie Malmsteen utilisait une DOD 250 sur les siens.
Vous l’aurez compris, c’est ce fameux circuit op-amp que l’on retrouve au sein de la Bleak District Electric Landscraper, avec des diodes de clipping au germanium et en plus gras, puisque les britanniques ont décidé que ce n’était plus la peine de filtrer les graves comme c’était le cas à l’époque. Il n’y a pas de réglage de tonalité et c’est tant mieux, la Landscraper respecte le caractère de votre guitare sur votre ampli et se contente d’ajouter un peu de saleté à l’ensemble sans le dénaturer. Vous pouvez vous en servir comme clean boost ou comme drive à part entière, voire alterner entre les deux puisque deux sets de deux réglages identiques sont disponibles et vous pouvez passer de l’un à l’autre grâce au deuxième footswitch. Les boutons de gain sont même suffisamment gros pour être tournés au pied !
Si vous aimez le crunch de votre ampli mais que vous cherchez la petite touche de gras en plus qui le transformera en dragon crachant du feu, la Bleak District Electric Landscraper sera là pour vous, et plutôt deux fois qu’une !








