
Kirk Hammett s’y connaît en basse saturée : qu’il s’agisse du pionnier Cliff Burton ou des excellents Jason Newsted puis Rob Trujillo, tous les bassistes de Metallica ont exploré des nuances de gain habituellement réservés aux guitaristes. Écoutez donc “For Whom The Bell Tolls”, l’intro de “Devil’s Dance” ou tout simplement le solo “Anesthesia”, et vous comprendrez l’intérêt d’un outil consacré à la disto basse avec des réglages conçus spécifiquement pour les quatre (ou cinq) cordistes.
Comme toute disto basse qui se respecte (ou plutôt qui respecte les bassistes), la KHDK Abyss divise votre signal en deux et vous laisse la possibilité de doser le son d’origine et le son saturé en parallèle. Sauf qu’ici, au lieu d’un simple mix, on dispose de deux volumes indépendants, “Clean” et “Dirty” pour aller plus loin dans cette alliance fluide et dynamique des deux textures. Le potard de gain règle le taux de distorsion, mais c’est surtout le switch Hi / Lo qui va déterminer si vous opérez dans le domaine de la grosse overdrive parfaite pour transformer un Trace Elliott en SVT vintage, ou dans l’énorme disto plus moderne. Le contrôle “Treble” se chargera ensuite de calmer les aigus trop agressifs.
De très nombreux sons se trouvent dans le creux des potards de la KHDK Abyss : Frank Bello d’Anthrax et Alessandro Venturella de SlipKnot y ont trouvé leur bonheur, aucun doute que vous aurez aussi accès à votre disto idéale si vous prenez la peine de maîtriser ses quatre potards.








