
Depuis son apparition en 1978, la RAT est devenue la distorsion ultime, une référence que l’on entend sur de très nombreux albums et qui a pu se révéler dans des registres très différents malgré la simplicité de ses réglages : avec un gain bas, on est dans le crunch joufflu, alors qu’avec le gain à fond on se promène pas loin de la fuzz. Et le contrôle Filter est bien plus efficace que la tonalité de la plupart des pédales de disto, en ça qu’il calme progressivement les aigus agressifs pour passer d’un son criard qui perce n’importe quel mix sans problème à un son épais et gras qui n’est pas sourd pour autant.
Mais, à la manière d’une Tube Screamer ou d’une Fuzz Face, c’est aussi un circuit assez simple que les concepteurs boutique peuvent s’approprier et modifier à leur sauce. C’est le principe de la Wampler Ratsbane qui, en plus de ses nombreuses possibilités, bénéficie d’un format ultra compact qui la rend utilisable même sur un pedalboard où vous pensiez ne plus avoir de place libre.
On retrouve bien sûr les trois réglages classiques, mais on gagne au passage deux switches qui multiplient d’autant les facettes sonores de la Ratsbane. Le switch Gain permet de passer d’un son de RAT vintage à deux versions au gain boosté, l’une plus brillante et l’autre plus grasse. Mais c’est surtout le switch Voice qui amène la Wampler Ratsbane dans un domaine qui a toujours échappé à la RAT originale : avec plus de compression, le son est plus tenu, on perd le côté fuzzy et on se retrouve enfin avec une grosse distorsion plus moderne qui se prête avec grâce au métal, un style pour lequel l’originale a toujours été un peu trop sale.
Que vous cherchiez une RAT traditionnelle dans un encombrement réduit ou bien une version plus moderne de l’indémodable distorsion, toutes les raisons sont bonnes pour se pencher sur la Wampler Ratsbane.








