
La Flattley The Joker porte bien son nom : imprévisible, polyvalente et toujours prête à sortir un tour de son sac. À l’origine, l’idée était simple (enfin, sur le papier) : ajouter une distorsion contrôlée à un booster normalement clean. Pour cela, Flattley a intégré une simulation de lampe 12AX7 à base de FET, avec pour objectif de recréer le grain d’un petit combo à lampe au bord de la décompensation. Spoiler Alert: ça a largement dépassé les attentes.
En mode Dirt, cette pédale couvre tout le spectre du « warm boost » subtil jusqu’au crunch tweed bien vintage. Jazz, blues, roots rock ? C’est dans la boîte. En mode Filth, on monte clairement d’un cran : plus de gain, plus de mordant, pour les guitaristes amateurs de riffs musclés et de solos qui sentent la sueur de scène, le malt et le houblon. Troisième usage (et pas des moindres) : utilisée comme boost devant un ampli déjà énervé, The Joker ajoute des harmoniques et sculpte le signal avant l’entrée de l’ampli. Un son plus dense, plus riche, et ce petit supplément d’âme que les fans de gros rock recherchent désespérément sur leur pedalboard.
Côté ergonomie, Flattley pense aux musiciens vivants : halo lumineux vert non aveuglant, foot topper en aluminium pour viser juste dans le noir, et une finition boutique de biker de la route 66, peinte et polie à la main au Royaume-Uni. Bref, une pédale faite par des passionnés pour les guitaristes qui aiment le caractère, la polyvalence et un vrai son de gratte.








