
Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Avant les home studio et autres enregistreurs numériques ultra compacts, si l’on voulait enregistrer ses idées à la maison avant d’aller dans un vrai studio ultra cher, on se servait d’un magnétophone à cassette. C’était cru, mais ça marchait. Certains musiciens ont même fini par apprécier le caractère marqué du médium au point de l’exploiter consciemment : Keith Richards a enregistré son acoustique dans un magnétophone à cassette pour obtenir le son très spécial de “Street Fighting Man”, et tout l’album Nebraska de Bruce Springsteen a été enregistré sur un quatre pistes à cassette.
La Bleak District Electric RecHead met donc ce caractère si particulier à votre disposition dans un pedalboard, sans avoir à galérer à vous enregistrer sur une cassette avant de transférer le tout dans un ordi. RecHead pour “record head” donc, la tête d’enregistrement d’un magnétophone, puisque l’on retrouve bien la saturation et la compression typiques de ces petites bandes malmenées. Il y a aussi bien sûr le léger vibrato dû aux moteurs souvent instables de ces enregistreurs, qui en l'occurrence est réactif à l’intensité de votre attaque. Autrement dit, plus vous rentrez dans les cordes, plus ça sature et plus la modulation est intense. Comme sur une vraie cassette !
Que vous soyez nostalgique ou juste à la recherche de nouvelles textures, la cassette n’a pas dit son dernier mot et elle survit à travers la Bleak District Electric RecHead V2.








