
La Dan Armstrong Orange Squeezer est l’un des très rares compresseurs de guitare à avoir imposé sa personnalité sonore comme incontournable. Le guitariste de session avait conçu une série de petites boîtes d’effets dans les années 70 qui se branchaient directement sur la guitare via un jack intégré, et dans le lot la Orange Squeezer est celle qui s’est imposée de la façon la plus durable. Sur le plan musical, on l’entend sur tous les disques de country avec du chicken picking, sur le son de Ry Cooder, de Jeff “Skunk” Baxter au sein de Steely Dan ou encore sur le fameux “Sultans Of Swing” de Dire Straits. Dans le domaine des pédales, on retrouve l’ADN de l’Orange Squeezer dans de nombreux modèles actuels comme la Analog Man Juicer ou la JHS Pulp n’ Peel.
La Drybell Module 4 représente l’interprétation croate de ce circuit intemporel, et ils tenaient vraiment à concilier fidélité au son d’origine avec la flexibilité que l’on attend du matériel actuel. Pour ce faire, on trouve donc un switch “Orange” qui permet de choisir son mode entre Orange Squeezer ou une compression plus moderne sans l’EQ marquée de la Dan Armstrong, et autour de chacun des potards un rond noir marque l’emplacement qu’il faut choisir pour retrouver exactement le grain d’origine. Pour ce côté purement vintage et extrêmement interactif avec le micro de la guitare, Drybell recommande d’ailleurs de placer la Module 4 en tout début de chaîne.
Mais si vous n’êtes pas esclave de la fidélité historique, vous pouvez aussi trouver de nombreuses nuances sonores au sein de la Drybell Module 4 : on peut enfin accéder aux réglages Attack et Release qui étaient fixes sur la Squeezer, un réglage de Tone permet de rendre le rendu plus sombre ou plus brillant, Preamp ajoute un boost pour faire ressortir les micros les plus faiblards ou au contraire les plus violents pour qu’ils déclenchent la compression de façon musicale et efficace, puis Output gère le volume de sortie pour éventuellement compenser une perte suite à une compression extrême.
Enfin, Blend permet de doser le signal compressé par rapport au signal dry, autrement dit c’est une compression parallèle.
Une fois de plus, Drybell nous montre qu’ils sont tout à fait capables de trouver une nouvelle interprétation de circuits classiques sans trahir ce qui fait la magie de l’original. La Drybell Module 4 plaira aux amateurs de compression flexible et moderne comme aux fétichistes de la Dan Armstrong originale.








