
À l’origine, la Greenhouse a été conçue pour une mission simple et honorable : servir de boucle d’effets à lampes pour la basse. Puis, comme souvent avec les bonnes idées, elle a décidé d’en faire beaucoup plus. Placée sur votre pedalboard sans aucun effet dans la boucle, elle se transforme en un véritable amplificateur à lampes, offrant un boost clair riche, épais et musical. Le genre de boost qui ne crie pas, mais qui impose le respect.
Équipée d’une lampe 12AT7 alimentée en haute tension, la Greenhouse délivre un gain bien supérieur à l’unité. Autrement dit : elle peut sérieusement pousser votre ampli ou attaquer une autre pédale avec une autorité très « tube friendly ». Pour le guitariste en quête de headroom, de chaleur et de dynamique, c’est un terrain de jeu redoutable surtout pour les setup “sans ampli”. Là où la Greenhouse devient franchement intéressante (et un peu sournoise), c’est avec les pédales de modulation et de saturation. Les chorus, phasers ou delays parfois un peu trop sages gagnent instantanément en corps et en profondeur lorsqu’ils passent par cette boucle à lampes. Et avec une pédale d’overdrive ou de distorsion, c’est encore le feu. Placez-la dans la boucle, poussez le volume à fond, saturez la lampe de la Greenhouse, puis utilisez son contrôle de volume pour calmer les ardeurs. Une saturation riche, dense et vivante, sans explosion de décibels ni regard noir de l’ingé son.
La Greenhouse n’est pas une pédale “effet” classique, mais un outil intelligent pour magnifier votre guitare et vos pédales existantes. Attention toutefois : comme toute bonne pédale à lampes, elle est gourmande. Une alimentation 9–12 V CC capable de fournir au moins 500 mA est indispensable pour en tirer le meilleur… et éviter toute mauvaise surprise.





