
Nombreux sont les concepteurs de pédales qui se sont penchés sur le “Marshall in a box”. De la Box Of Rock ZVex à la Cinnamon Drive d’Aclam, les plus grandes marques ont toutes planché sur le sujet avec des résultats très variés.
Chez les croates de DryBell, l’étape était d’une importance capitale puisque la The Engine est leur première pédale d’overdrive. DryBell avait fait les choses à l’envers par rapport à la plupart des autres marques boutique en sortant d’abord leur fameuse Vibe Machine, une référence moderne de l’Uni-Vibe, mais ils prouvent avec The Engine qu’ils sont tout à fait capables de proposer une variation utile, bien faîte et très simple d’accès de la formule classique.
On retrouve donc le gros son bien râpeux d’un vieux plexi poussé à fond grâce aux réglages du côté gauche : Level, Gain et Tone fonctionnent comme on pourrait s’y attendre (sachant que l’étendue de gain disponible permet de taquiner le territoire du monstrueux JCM800), mais le dernier bouton Shape propose de redéfinir les médiums pour un changement de son radical au fur et à mesure de la course du potard.
Mais dans les années 60, peu de guitaristes se branchaient en direct dans leur tête Marshall, et beaucoup d’entre eux utilisaient plutôt un booster externe. Dans le domaine, aucune boîte ne brutalise l’entrée d’un ampli britannique avec autant de hargne et de grâce que le Rangemaster. Ce treble booster a d’abord été utilisé sur un Marshall par Eric Clapton en 1966, puis tout le monde s’est emparé de l’astuce après lui. La Drybell The Engine permet donc de simuler cette combinaison magique avec un booster type Rangemaster indépendant et stackable qui a son propre footswitch ainsi que quatre réglages de Volume, de Range et une égalisation active deux bandes. Enfin, un switch permet de placer le booster en amont ou en aval de l’ampli virtuel. Si Clapton avait eu The Engine en 1966, il se serait sûrement moins embêté…








