
Notre Père qui êtes aux amplis, que votre fuzz soit sanctifiée.
Dans la chapelle du stoner, les fidèles avancent lentement, le regard embrumé, les guitares accordées au plus bas. Une main puissante serre son chapelet tandis qu'un épais nuage d'harmoniques s'élève vers les voûtes.Bienvenue dans la congrégation Weedeater !
Depuis l'album …And Justice for Y'all, le trio américain prêche un sludge poisseux, saturé et terriblement pesant. À sa tête, le bassiste Dixie Dave cultive un grondement devenu emblématique du genre. Pour reproduire ce son, Does It Doom s'est associé à Nick Williams de Dunwich Amplification autour de deux circuits réunis en parallèle. Premier objet de dévotion : le Morley JD-10, préampli-overdrive initialement destiné au guitariste country Jerry Donahue, puis adopté par Dixie Dave. GROVEL en règle le gain. Second reliquaire : une fuzz inspirée de la Green Russian Big Muff, chère au guitariste Shep. GRIME libère son sustain et ses graves abyssaux. La commande SPRAWL mélange les deux circuits, du grondement du JD-10 au mur de fuzz russe, tandis que BATTER règle le volume général. Un commutateur INPUT active également la simulation de baffle du JD-10, évoquant un 4×12 équipé de Celestion G12T repris au microphone. On est ici pour se prosterner lourdement et implorer le pardon des saints watts.
La pédale arbore l'illustration d'Arik Roper, issue de l'album God Luck and Good Speed. Que les adeptes lèvent leurs médiators : ici, l'encens se mesure en décibels et la communion se fait dans les basses fréquences.
Amen… et encore un riff.








