
La marque d’amplis Benson Amps de Portland (Oregon) n’a pas beaucoup de pédales à son catalogue, mais les rares références qu’ils proposent sont systématiquement intéressantes et complémentaires par rapport à un bon ampli boutique à lampes.
Après la Germanium Fuzz qui reprenait le circuit de la Fuzz Face mais avec un dispositif de régulation de la température des transistors, voici la deuxième fuzz à profiter de ce procédé, la Benson Amps Stonk Box. On retrouve donc ce même principe d’une fuzz germanium dont les inconvénients de fiabilité face aux variations de température ont été annulés grâce au dispositif “temperature controlled” propre à Benson, qui permet d’obtenir le bias optimal à chaque fois quelles que soient les conditions.
La Benson Amps Stonk Box s’inspire de la Maestro Fuzz Tone FZ-1, la première pédale de fuzz de l’histoire, celle que l’on entend sur “Satisfaction” des Rolling Stones en 1965, et aussi celle qui a servi de base de clonage pour la première fuzz britannique de l’histoire, la fameuse Tone Bender MkI, celle de Mick Ronson et de Jeff Beck. D’ailleurs, la Stonk Box a une jolie boîte hammerite dans la grande tradition des Tone Bender.
Les quatre réglages permettent de nombreuses variations sonores qui n’étaient pas possibles sur l’original. Trim et Filter fonctionnent ensemble, le premier contrôle le gain avant les transistors, et l’autre joue sur le gain et le bias au niveau du premier étage de gain. En manipulant les deux, on obtient des niveaux de distorsion et de compression très différents, ainsi qu’une réponse des graves différente. Tone agit quant à lui à la fin du circuit, et il filtre les aigus pour calmer l’agressivité typique du circuit d’origine. Enfin, Volume fait ce que l’on en attend, mais avec un niveau de circuit largement plus élevé que la Tone Bender MkI originale.
Si vous n’êtes pas prêts à sacrifier le son unique du germanium mais qu’il vous faut une pédale fiable et adaptée aux rigueurs de la route, la Benson Amps Stonk Box est la seule bonne solution.








