
L’amplificateur opérationnel, ou op-amp pour les intimes, s’est imposé comme un son bien particulier que les amateurs de pédales de distorsion favorisent depuis 1974. En effet, c’est avec la fameuse MXR Distortion + que le monde a découvert ce son, puis on l’a retrouvé chez le préampli DOD 250, chez la Boss DS-1 et bien sûr chez la Proco Rat en 1978, mais aussi plus récemment avec la Klon Centaur, ce qui prouve que lorsque le circuit s’y prête, l’op-amp est aussi capable d’une très belle overdrive.
La Dagger est une version allégée de la Longsword, la fameuse distorsion op-amp des américains de Electronic Audio Experiments. La Longsword a toujours été appréciée pour sa grande versatilité, notamment grâce à son EQ deux bandes type Baxandall et son contrôle de gain pouvant passer comme si de rien n’était du clean boost à la grosse disto. Les ingénieurs de la marque se sont rendus compte que les deux premières versions de la Longsword qui ne sont plus fabriquées avaient un son bien particulier. En raison de son headroom moins important, elle saturait plus vite avec des réglages d’EQ un peu poussés, d’où un son plus fuzzy, un contrôle de la saturation plus fin selon la bande de fréquences et surtout une personnalité différente qui méritait de faire l’objet d’une pédale à part entière.
C’est donc comme ça qu’est née la Dagger, qui est plus petite que sa sœur mais dont le son n’est pas moins énorme. Le petit switch central situé sur le manche de la dague contrôle le contour des graves, c’est-à-dire qu’il permet de passer d’un son bien épais, voire gras selon les réglages de Gain et de Low, à un son plus nerveux et tenu. En combinant ce switch, le gain et l’EQ, vous obtenez une palette de sons extrêmement étendue, même si vous aurez sans doute tendance à revenir plus souvent aux gros sons saturés tant ils sont flatteurs et agréables à jouer. La Electronic Audio Experiments Dagger est capable de tout, et surtout du meilleur.








