Electro Harmonix est un géant, et l’une des marques qui a eu le plus d’influence sur le monde des effets pour guitare électrique. Tout commence en 1968 à New York City : Mike Matthews, qui est claviériste de rock et commercial pour IBM (à une époque où les ordinateurs valent le prix d’une maison), cherche un ingénieur capable de concevoir un appareil qui rallonge le sustain d’une guitare. Il fait la connaissance de Bob Myer qui conçoit le booster LPB-1. C’est la naissance d’Electro Harmonix.
L’année suivante, en 1969, la marque lance la fuzz Big Muff, qui deviendra le classique que l’on sait et qui va connaître de très nombreuses variations différentes. Dès lors, Electro Harmonix est vraiment lancée et sort de très nombreux produits plus ou moins délirants, avec des références restées dans l’histoire comme le delay Memory Man, le phaser Small Stone ou le flanger Electric Mistress.
Dans les années 80, l’entreprise fait faillite, mais Matthews passe à l’Est et va monter une fabrique de lampes en URSS. C’est aussi là-bas qu’il monte Sovtek, l’entreprise qui va relancer la marque Electro Harmonix avec de nouvelles versions de la Big Muff ou de la Small Stone. Enfin, dans les années 2000, Electro Harmonix redevient une marque américaine et s’impose avec des références aussi délirantes et passionnantes que la reverb Holy Grail, l’octaver POG et les simulateurs de clavier de la gamme 9.
À l’heure actuelle, Electro Harmonix alterne entre réédition de ses glorieux circuits passés (souvent sous des formes très accessibles financièrement) et nouvelles idées toujours bien barrées. L’ADN de la marque n’a pas été perdu en chemin.