
Paul Reed Smith a commencé par fabriquer des guitares très haut de gamme à une époque où les Gibson et autres Fender avaient du mal à maintenir la qualité de leur fabrication, et ses modèles sont depuis devenus des classiques. Il s’est ensuite attaqué avec succès au marché des amplis, et voici désormais des pédales PRS. Les trois premières sorties se présentent avec un point de vue boutique parfaitement assumé, et un positionnement à mi-chemin entre moderne et vintage. La PRS Mary Cries se situe clairement dans ce deuxième camp, mais avec le côté pratique du moderne.
On peut tout à fait trouver le nom un peu lourd dans sa référence à Hendrix, mais le son est indéniable. D’ailleurs, la PRS Mary Cries s’inspire du compresseur de studio ultime : le fameux Teletronix LA-2A. Prenez le temps de regarder le prix d’un rack original, appréciez ses quatre lampes et les six kilos qu’il pèse, et on ne peut que remercier PRS d’avoir pris la peine de rendre ce son à la fois très doux, très chaud et toujours musical plus accessible au commun des musiciens.
La PRS Mary Cries n’a que deux réglages (volume de sortie et taux de compression), mais ils sont suffisamment bien calibrés pour permettre de s’attaquer à la plupart des fonctions classiques d’un compresseur pour guitare comme embellir un son clair, épaissir un simple bobinage (d’où le nom) ou rallonger le sustain du jeu en slide. Vous pouvez même pousser le volume de sortie pour utiliser la PRS Mary Cries comme un très bon booster. Vous remarquerez aussi qu’il y a deux LED : une pour la mise en marche de la pédale et l’autre, très pratique, qui agit comme un vu-mètre témoin de l’effet du compresseur.
PRS n’a pas l’habitude de sortir des produits juste pour occuper le marché, et cette PRS Mary Cries montre bien qu’il y a une vraie envie derrière ce qui pourrait être un simple compresseur de plus. Il s’agit tout simplement d’un des meilleurs compresseurs optiques avec des réglages d’une simplicité déconcertante.








