
Vous n’avez jamais trouvé ça bizarre de constater à quel point nos références en pédales d’effet n’ont pas été mises à jour depuis les années 60 ? Comme si rien d’important n’avait été inventé depuis la Fuzz Face et qu’on était condamnés à jouer sur des répliques plus ou moins fidèles de circuits plus vieux que nos maisons. Il y a bien la modélisation, mais là encore on utilise une technologie numérique ultra moderne pour simuler des pédales vintage.
Heureusement, certaines marques prennent encore la peine de développer des pédales vraiment originales, et c’est sans conteste le cas de la Source Audio UltraWave. Cette pédale, relativement compacte au vu de ses possibilités vertigineuses, n’a que quatre boutons (Drive, Volume, Sustain, Treble) et un switch, mais l’essentiel des réglages se font via l’appli qui va avec. L’UltraWave est un véritable multieffet très puissant, et Source Audio la présente comme un processeur multibande. Autrement dit, elle sépare votre son en plusieurs bandes de fréquences distinctes (vous avez le choix entre 2, 3, 4, 6, 8 ou 10 bandes et on peut choisir les fréquences auxquelles elles se séparent) et chaque bande est traitée séparément. Les traitements en question sont quarante-quatre types de distorsion différentes : l’avantage du numérique est que l’on peut avoir les classiques overdrive type lampes, fuzz, disto, mais que l’on a aussi accès à des sonorités inédites plus proche du synthétiseur comme le Foldback ou l’Octave Up. Le gros avantage du drive multibande est la grande précision du son et la définition supérieure, en particulier au sein d’un accord où chaque note ressort de façon bien plus individuelle.
En plus de tout ça, on dispose aussi d’un compresseur / expandeur, d’un noise gate et d’une égalisation graphique huit bandes, et on peut évidemment tout contrôler avec une pédale d’expression, et stocker six presets dans la pédale (et une infinité sont accessibles via l’appli). Vous l’aurez compris : la Source Audio UltraWave n’est pas pour vous si vous cherchez un simple drive à trois boutons, mais si vous avez l’âme d’un aventurier du son et que les menus ne vous font pas peur, alors vous avez toutes les raisons de vous lancer.








