
Après son déménagement de la Californie vers Chicago en 1936, l’entreprise National Dobro a changé de nom pour devenir Valco. Dans les années 1950 et 60, Valco de Chicago a fabriqué de très nombreux amplis à lampes de faible puissance (entre 5 et 15 watts pour la plupart) sous les marques Valco, Supro, Oahu, National ou Airline, mais aussi en sous-traitant pour Gretsch, Kay et Harmony.
Malgré leur grande diversité visuelle et de marques, ces amplis ont tous en commun un son brut, malpoli et direct, bien moins doux et chantant que les Fender de l’époque (qui étaient bien plus chers). Ils avaient souvent des petits hauts-parleurs assez criards, et, après avoir servi de premier ampli aux débutants de l’époque, ils sont devenus un symbole sonore du rock garage dans tout le dépouillement de son énergie brute.
Certains étaient aussi équipés d’un tremolo à lampe, un effet très enveloppant et musical qui pouvait aussi aller jusqu’à un son haché, raide et rythmique. C’est ce magnifique tremolo que Catalinbread a reproduit avec la Valcoder, un son qui ne ressemble pas aux autres trémolos boutique qui sont quasiment tous inspirés par le tremolo intégré bien plus propre des Fender blackface. Et comme le tremolo Valco est indissociable du crunch de l’ampli (d’ailleurs le mouvement du premier est affecté par les pics sonore du deuxième), Catalinbread a rassemblé les deux au sein de la Valcoder. On retrouve donc des réglages de profondeur et de vitesse pour le tremolo, mais aussi deux réglages du niveau d’entrée et du niveau de sortie. En jouant sur ces deux paramètres, vous pouvez donc accéder à des cleans, des crunchs légers ou des crunchs plus prononcés, le tout en parfaite interaction avec le tremolo.
Que vous soyez fan de rock garage des sixties ou juste à la recherche d’un magnifique tremolo vintage qui ne sonne pas comme tous les autres, la Catalinbread Valcoder est un univers passionnant à découvrir.








