
Je joue sur les micros Hepcat depuis une dizaine d’années déjà, et je leur ai toujours fait confiance sur toutes les guitares qui avaient besoin de prendre des couleurs. Mais j’ai aussi la chance d’avoir des luthiers qui ont proposé de me faire des guitares, et c’est en travaillant sur mon modèle chez Berg que Julien “Sully” de Hepcat m’a proposé un P90 conçu spécialement pour moi.
J’adore le grognement du 90, son côté malpoli, et surtout son côté très direct de la corde à l’oreille, comme pour revenir au sens premier du mot “microphone”. Et même si j’ai utilisé beaucoup de micros et de guitares différentes, je reviens toujours à la simplicité d’une bonne guitare à un seul P90 en position chevalet, qu’il s’agisse d’une Les Paul Junior ou d’un modèle dans un style plus récent à manche vissé.
Pour le Bee Toon, je voulais un micro qui s’inspire du grain vintage dans son épaisseur et son mordant, en particulier des médiums en avant du P90 des années 60 (plutôt que 50), mais avec l’énergie d’un micro plus moderne. Pour ce faire, Hepcat a utilisé un aimant Alnico 8 avec un bobinage au fil plus fin façon Guild, le tout pour un niveau de sortie de 8kohms. Le résultat est un micro qui ne sonne comme aucun autre, et surtout qui pourra aller réveiller n’importe quel ampli. Je ne veux pas que mes guitares ne sonnent bien que sur des amplis excellents : je veux pouvoir me brancher sur un machin rincé de location et retrouver mon son malgré tout. C’est exactement ce que j’obtiens avec le Bee Toon.
Deux versions, deux approches du même esprit : la non-paraffinée (celle que j’utilise perso) privilégie une fidélité et une sensibilité maximum, avec un grain vraiment précieux. La paraffinée, elle, garde le son du Bee Toon tout en limitant larsens, feedback et bruits parasites — parfaite si vous jouez fort et près de l’ampli. Dans les deux cas, vous avez ce beau son au rendez-vous.





