Au-delà des modes passagères, le milieu du matériel musical a connu des tendances plus longues qui marquent la plupart des achats que nous faisons. Parmi ces tendances, il y a bien sûr la disparition progressive des câbles. Dans les années 70, certains systèmes HF (à hautes fréquences donc) permettaient de se promener sur scène sans entrave, et un showman comme Angus Young n’aurait sans doute pas pu se lâcher de la même manière s’il n’avait pas eu son système Vega-Schaefer. Sauf que les systèmes en question compressaient le son à mort et représentaient un compromis de fidélité beaucoup trop considérable pour ceux qui ne jouaient pas sur de très grandes scènes.
À l’heure actuelle, les câbles se font oublier au profit de technologies sans fil bien plus fiables (plus d’interférences radio à la Spinal Tap) et dont le son n’a rien à envier au bon vieux jack. Certains amplis comme les Boss Katana ont même un récepteur intégré. À l’heure actuelle, la marque chinoise de Shenzhen (à côté de Hong Kong) Xvive s’est imposée comme l’un des grands spécialistes dans ce domaine.
Pourtant, en 2014, la marque est née dans l’esprit du couple de Nancy Lee et Fischer Mao avec l’objectif de proposer des pédales de delay analogiques inspirées par le fameux Memory Man. Mais en 2016, après avoir lancé une gamme de pédales, Xvive conçoit la série U2, un système vraiment plug-and-play d’émetteurs et récépteurs spécialement adaptés à la guitare électrique, avec une latence ultra basse. Le succès est immédiat et permet à Xvive de développer d’autres gammes, comme les micros sans-fil U3 ou les in-ear monitors U4T9.
Pour les guitaristes, la gamme U2 est restée la référence chez Xvive et c’est tant mieux : vous avez juste à choisir la couleur sans angoisser sur des modèles différents. Simple et, si l’on en croit les milliers de musiciens professionnels qui utilisent ces produits, efficace.