
Avant de faire leur apparition sous forme de pédales pour guitare, les compresseurs étaient d’énormes engins que les studios utilisaient pour maîtriser la dynamique d’un enregistrement, un moyen de préserver la bande de pics de volume qui auraient causé de la saturation. Au début des années 70, la marque MXR a présenté au monde la première pédale de compression qui a su plaire aux guitaristes, la fameuse Dynacomp. Quelques mois plus tard, le commercial américain Bud Ross avait déjà copié et légèrement modifié le circuit pour en proposer sa version, le Ross Compressor, un gros galet gris aussi flatteur musicalement que repoussant visuellement.
Comme son nom l’indique de façon assez claire, le Jam Pedals Dyna-ssor (Dyna pour dynacomp, ssor pour Ross à l’envers et Dyna-ssor parce que les dinosaures c’est toujours badass) se situe sans complexe dans cette illustre lignée. C’est un compresseur à deux réglages comme ses deux inspirateurs, et les ingénieurs de la marque grecque ont repris les circuits d’origine en y ajoutant l’exigence de qualité propre au monde des effets boutiques modernes.
Comme ses inspirateurs, le Dyna-ssor est un compresseur qui s’entend, il ajoute une rondeur et une richesse harmonique au son d’origine qui fait qu’il est extrêmement difficile de s’en passer une fois qu’on l’a enclenché. Ce n’est pas un engin passe-partout, il fonctionne mieux sur certains instruments et dans certains contextes, mais lorsqu’il marche, il marche vraiment à merveille. Les deux réglages contrôlent respectivement le taux de compression (Sustain) et le volume de sortie (Level), ce qui fait que l'attaque et le relâchement sont fixes. La Jam Pedals Dyna-ssor est un outil redoutable pour la country, où son attaque adoucie permet de se rapprocher de la douceur des attaques de pedal-steel coupées à la pédale de volume, et où le fameux “squash” que l’on obtient en poussant le réglage “Sustain” permet d’épaissir le son d’une Telecaster sans sacrifier ce qui en fait la beauté. En slide, le Dyna-ssor est aussi un outil précieux pour obtenir une attaque plus constante et un meilleur sustain. D’ailleurs, le génial Lowell George (Little Feat) était un grand amateur du Dynacomp. Mais s’il avait vécu quelques années plus tard, il ne fait aucun doute qu’il aurait préféré le Dyna-ssor.







