Fleetwood Mac, l'histoire d'un son qui a survécu à toutes les ruptures
Peter Green et Lindsey Buckingham, les deux vies de Fleetwood Mac pour le prix d'un épisode
Palf reçoit cette fois l'ami Théo pour un épisode consacré à Fleetwood Mac. Un groupe qu'Alex connaît finalement assez mal malgré des années à en croiser des morceaux sans le savoir. Comme beaucoup d'entre nous, Peter Green, il situe de nom, mais il n'a jamais vraiment écouté le groupe de bout en bout. Théo, lui, il adore depuis longtemps. Surtout la période Lindsey Buckingham, de 1975 à 1977, qui ne ressemble en rien aux débuts du groupe. Et c'est bien là que se situe tout le problème, ou plutôt tout l'intérêt, de Fleetwood Mac.
Deux périodes, deux guitaristes, deux sons presque incompatibles sous le même nom. Et pourtant un seul groupe qui traverse les décennies sans jamais se renier. On a donc décidé de traiter les deux versions du groupe dans le même épisode, Peter Green et sa Gibson au micro monté à l'envers, puis Lindsey Buckingham et son finger-picking sur une guitare de luthier sur mesure. Vous êtes plutôt blues anglais ou pop californienne ?
FLEETWOOD MAC, LE GROUPE QUI A CHANGÉ DEUX FOIS DE PEAU
Tout commence en 1967 à Londres, dans les rangs de John Mayall and the Bluesbreakers. Peter Green y remplace un certain Eric Clapton quelques années plus tôt (excusez du peu). Il reçoit d'ailleurs un accueil critique très favorable pour son travail sur l'album "A Hard Road". John Mayall sait visiblement reconnaître un talent quand il en croise un. Pour preuve, ce même groupe verra passer Mick Taylor avant les les Rolling Stones, et Mick Fleetwood à la batterie, recruté à la demande expresse de Green lui-même pour remplacer Aynsley Dunbar. John Mayall offre un jour à Green du temps de studio gratuit, en cadeau. Green, Fleetwood et le bassiste John McVie en profitent pour enregistrer cinq titres, dont un instrumental que Green baptise du nom de la section rythmique. Fleetwood Mac. Le nom est trouvé avant même que le groupe existe vraiment, un peu comme une prophétie qui s'écrirait toute seule.
Peter Green quitte les Bluesbreakers et entraîne Mick Fleetwood avec lui. McVie, prudent, préfère rester encore un peu chez les Bluesbreakers, le temps de voir si l'aventure tient la route. Le groupe recrute encore Jeremy Spencer, guitariste slide impressionnant, et un bassiste de dépannage, Bob Brunning, avec un accord tacite: il cédera sa place dès que McVie changera d'avis. Premier concert le 13 août 1967 au festival de jazz et blues de Windsor. McVie rejoint définitivement la formation en septembre de la même année, après une dispute artistique un peu absurde avec Mayall autour d'un passage jazz qu'il jugeait hors sujet pour un groupe de blues. La première formation stable de Fleetwood Mac est là.
S'ensuivent trois albums en l'espace de deux ans, portés par le "Blue Horizon" de Mike Vernon et par ce "British Blues Boom" qui a vu naître, à peu près à la même époque, Cream et tout ce courant fondateur du rock anglais. Le groupe est rejoint Christine Perfect, pianiste et chanteuse, qui épouse John McVie en 1968. Elle intègre le groupe officiellement deux ans plus tard en tant que Christine McVie, après avoir d'abord contribué en simple session woman sur les albums précédents. La maison Fleetwood Mac aime visiblement mélanger vie de couple et vie de groupe, bien avant que ça ne tourne au vinaigre une décennie plus tard sur un autre continent ...
Peter Green, pourtant au sommet de son art et adulé par ses pairs, quitte le groupe en 1970. Sa santé mentale se dégrade, on évoque souvent l'usage de LSD lors d'un séjour en Allemagne comme point de bascule. Son rapport à l'argent devient franchement mystique, au point qu'il tentera plus tard de convaincre le groupe de reverser ses gains à des associations caritatives, une idée que ses camarades, moins mystiques que lui sur ce point précis, refuseront poliment. Suit une période de 1970 à 1974 que peu de monde connaît vraiment, faite de guitaristes qui passent, Danny Kirwan puis Bob Welch notamment, sans qu'aucun ne parvienne à redéfinir un son aussi marquant que celui de Green. Le groupe enchaîne malgré tout plusieurs albums honorables pendant ces années creuses, portés surtout par la fidélité d'un noyau dur de fans plus que par un vrai succès commercial.
Cette période transitoire a même son épisode le plus grotesque. En 1974, le manager du groupe, Clifford Davis, furieux d'une annulation de tournée, décide purement et simplement d'envoyer une fausse formation jouer sous le nom de Fleetwood Mac aux États-Unis, sans prévenir les vrais membres. Le procès qui s'ensuit dure des mois. Le vrai groupe finit par gagner ses droits sur son propre nom, et vire au passage ce manager qui n'aura plus jamais l'occasion de gérer quoi que ce soit dans la musique.
En 1974, Mick Fleetwood visite un studio à Los Angeles pour préparer le prochain album. Il tombe sur un disque signé Buckingham / Nicks. Un duo inconnu formé par un guitariste américain et sa compagne chanteuse, sorti deux ans plus tôt sans grand écho commercial. Il propose à Lindsey Buckingham de rejoindre le groupe. Buckingham accepte, à une condition : sa compagne Stevie Nicks doit venir avec lui, même si elle n'était initialement pas celle que Fleetwood était venu chercher. Fleetwood accepte à son tour, sans doute conscient que le duo fonctionne comme un tout indissociable. Le groupe sort en 1975 un nouvel album éponyme, le deuxième à porter simplement le nom Fleetwood Mac, un carton immédiat aux États-Unis alors que le groupe restait jusque là surtout populaire en Angleterre et dans une poignée de cercles de fans américains fidèles.
Deux ans plus tard sort Rumours, en février 1977, et là tout bascule. Pendant l'écriture et l'enregistrement, les couples du groupe explosent presque tous en même temps : Stevie Nicks et Lindsey Buckingham se séparent, John et Christine McVie divorcent, et Mick Fleetwood, de son côté, voit son mariage avec une femme extérieure au groupe se terminer également. Le groupe s'installe alors au Record Plant de Sausalito, un studio en bois sans fenêtres où l'ambiance confinée n'arrange rien à la tension ambiante. Le résultat de ce chaos collectif est un des albums les plus vendus de l'histoire, plus de 45 millions d'exemplaires dans le monde, un Grammy de l'album de l'année en 1978, et des morceaux qui sonnent comme des règlements de comptes chantés à voix haute par des gens obligés de continuer à jouer ensemble tous les soirs.
Un morceau en particulier illustre bien ce mélange de talent et de malaise. Stevie Nicks écrit "Silver Springs" pendant les sessions de Rumours, un titre qu'elle adore. Mais Mick Fleetwood et Lindsey Buckingham décident de le retirer de l'album, jugé trop long pour l'équilibre du disque, et le relèguent en face B de "Go Your Own Way". Nicks apprendra la nouvelle sur un parking, en tête à tête avec Fleetwood. Il faudra attendre 1997 et le concert de reformation filmé pour "The Dance" pour que le morceau ressorte enfin, avec une Stevie Nicks qui fixe littéralement son ex sur scène en chantant les paroles les plus dures qu'elle lui ait jamais adressées. La séquence est devenue culte.
Le groupe continuera de tourner et d'enregistrer par intermittence pendant des décennies, entre départs et retours souvent houleux, jusqu'à la mort de Christine McVie en novembre 2022, qui referme définitivement le chapitre du Fleetwood Mac que tout le monde connaît et qui rend, de fait, toute reformation future assez improbable. Deux vies, deux guitaristes, un seul nom, et une capacité assez rare à transformer ses pires épisodes personnels en disques essentiels que des générations entières continuent de s'approprier sans toujours connaître l'histoire qui va avec.
DE PETER GREEN'S FLEETWOOD MAC À RUMOURS, QUATRE ÉTAPES CLÉS
Le premier album est surtout connu sous le nom de Peter Green's Fleetwood Mac. Il est enregistré aux studios CBS et Decca de Londres sous la direction de Mike Vernon. C'est le seul album du groupe sans Christine McVie qui n'a pas encore rejoint line-up. Malgré l'absence de single à succès, le disque grimpe à la quatrième place des charts britanniques et y reste trente-sept semaines, un score énorme pour un groupe encore inconnu du grand public. On y entend surtout Peter Green et Jeremy Spencer se partager le chant et les compositions, dans un blues électrique encore très fidèle à ses racines.
Le troisième album du groupe est encore enregistré à Londres, cette fois entre les studios CBS et De Lane Lea. Il est autoproduit par le groupe lui-même. C'est le premier disque à inclure Danny Kirwan à la guitare, et surtout le dernier avec Peter Green, dont le jeu commence déjà à s'étirer vers des zones plus psychédéliques et moins strictement blues. On y trouve "Rattlesnake Shake", sorti en single, et une ambiance générale bien plus expérimentale que les deux albums précédents. Un dernier feu d'artifice avant le grand chambardement de line-up qui se profile l'année suivante.
C'est l'album qui marque l'arrivée de Lindsey Buckingham et Stevie Nicks, enregistré au Sound City Studio de Los Angeles sous la production de Keith Olsen. Il s'agit du premier disque du groupe à sonner vraiment américain, porté par des harmonies vocales à trois voix inédites jusque là dans le répertoire du groupe. Christine McVie, Buckingham et Nicks y trouvent immédiatement une alchimie que Mick Fleetwood qualifiera plus tard de quasi miraculeuse. Le succès est immédiat aux États-Unis, propulsant Fleetwood Mac d'un statut de groupe culte britannique à celui de phénomène pop grand public, plusieurs années avant que le reste du monde ne s'y mette vraiment.
Enregistré entre la Californie et la Floride, notamment au Record Plant de Sausalito, sous la triple production du groupe avec Ken Caillat et Richard Dashut. Porté par "Dreams", "Go Your Own Way" et "Don't Stop", l'album se vend à plus de 45 millions d'exemplaires dans le monde et décroche le Grammy de l'album de l'année en 1978. Il naît en pleine implosion sentimentale collective, avec un morceau écarté au dernier moment, "Silver Springs", devenu culte des décennies plus tard, ce qui en fait sans doute l'album de rupture le plus rejoué de l'histoire du rock.
Fleetwood Mac (1968)
Le premier album est surtout connu sous le nom de Peter Green's Fleetwood Mac. Il est enregistré aux studios CBS et Decca de Londres sous la direction de Mike Vernon. C'est le seul album du groupe sans Christine McVie qui n'a pas encore rejoint line-up. Malgré l'absence de single à succès, le disque grimpe à la quatrième place des charts britanniques et y reste trente-sept semaines, un score énorme pour un groupe encore inconnu du grand public. On y entend surtout Peter Green et Jeremy Spencer se partager le chant et les compositions, dans un blues électrique encore très fidèle à ses racines.
Then play on (1969)
Le troisième album du groupe est encore enregistré à Londres, cette fois entre les studios CBS et De Lane Lea. Il est autoproduit par le groupe lui-même. C'est le premier disque à inclure Danny Kirwan à la guitare, et surtout le dernier avec Peter Green, dont le jeu commence déjà à s'étirer vers des zones plus psychédéliques et moins strictement blues. On y trouve "Rattlesnake Shake", sorti en single, et une ambiance générale bien plus expérimentale que les deux albums précédents. Un dernier feu d'artifice avant le grand chambardement de line-up qui se profile l'année suivante
Fleetwood Mac (1975)
C'est l'album qui marque l'arrivée de Lindsey Buckingham et Stevie Nicks, enregistré au Sound City Studio de Los Angeles sous la production de Keith Olsen. Il s'agit du premier disque du groupe à sonner vraiment américain, porté par des harmonies vocales à trois voix inédites jusque là dans le répertoire du groupe. Christine McVie, Buckingham et Nicks y trouvent immédiatement une alchimie que Mick Fleetwood qualifiera plus tard de quasi miraculeuse. Le succès est immédiat aux États-Unis, propulsant Fleetwood Mac d'un statut de groupe culte britannique à celui de phénomène pop grand public.
Rumours (1977)
Enregistré entre la Californie et la Floride, notamment au Record Plant de Sausalito, sous la triple production du groupe avec Ken Caillat et Richard Dashut. Porté par "Dreams", "Go Your Own Way" et "Don't Stop", l'album se vend à plus de 45 millions d'exemplaires dans le monde et décroche le Grammy de l'album de l'année en 1978. Il naît en pleine implosion sentimentale collective, avec un morceau écarté au dernier moment, "Silver Springs", devenu culte des décennies plus tard, ce qui en fait sans doute l'album de rupture le plus rejoué de l'histoire du rock.
LE MATÉRIEL DE PETER GREEN ET LINDSEY BUCKINGHAM, C'EST PAREIL MAIS DIFFÉRENT ...
L'un comme l'autre sont issus de l'école blues. Ils sont pour ainsi dire dans des philosophies musicales assez minimalistes comme l'étaient leurs maitres. C'était souvent une guitare dans un ampli, et on utilise les effets présents sur l'ampli, reverb, tremolos, chorus etc ... D'aucun décriront cette approche comme "A l'ancienne" ... Eh oui, c'était le bon temps ...
A ses débuts, Peter Green joue sur une Gibson Les Paul Standard de 1959 surnommée Greeny Une guitare qu'il aurait acquise vers 1965 pendant son passage dans le groupe Shotgun Express aux côtés de Rod Stewart, quelques mois avant de rejoindre les Bluesbreakers de Mayall. Cette Les Paul a une particularité devenue légendaire : le micro manche sonne hors phase avec le micro chevalet en position intermédiaire, ce qui produit ce timbre nasal si reconnaissable sur "Black Magic Woman" ou "The Green Manalishi". Deux théories circulent sur l'origine de ce défaut. La première veut que Green, admirateur du jeu au micro chevalet seul d'Eric Clapton, ait retiré son micro manche puis l'ait réinstallé par erreur à l'envers. La seconde fut popularisée par le luthier Jol Dantzig. Dans les années 80, inspecte la guitare à l'aide d'une simple boussole, et pointe plutôt un défaut de câblage sorti tel quel de l'usine Gibson. Le guitariste Joe Bonamassa possède d'ailleurs un burst de la même année affecté du même souci, ce qui accrédite un peu la piste industrielle plutôt que le bricolage volontaire. En tous cas, c'est une véritable marque de fabrique du son Fleetwood Mac jusqu'en 1970.
Green vend Greeny à Gary Moore dans les années 70, qui la joue pendant plus de vingt-cinq ans, y compris sur des morceaux comme "Parisienne Walkway" et sur l'album hommage Blues for Greeny, avant qu'elle ne finisse, en 2014, entre les mains de Kirk Hammett de Metallica pour une somme rapportée autour de deux millions de dollars. Côté amplification, la période Bluesbreakers impose logiquement des Marshall JTM45, puis il passe sur des amplis Orange, les premiers Matamp. A l'époque, la marque anglaise aujourd'hui mythique est encore artisanale. Elle nait comme beaucoup d'autres du coût prohibitif d'importer des Fender depuis les États-Unis. Sur les albums Fleetwood Mac, Green utilise énormément de reverb, probablement via des Fender de la période blackface comme le Twin Reverb ou le Deluxe Reverb, donc forcément de la Spring. Un choix qui tranche avec la sécheresse plus commune du blues anglais de l'époque. Son style tout en nuances et dynamiques tient aussi beaucoup à un potard de volume travaillé en permanence pour faire alterner phrases très calmes et éclats soudains. Une dynamique que peu de guitaristes de sa génération maîtrisaient à ce point, et qui explique pourquoi tant de guitaristes plus techniques que lui n'ont jamais réussi à le reproduire parfaitement.
Lindsey Buckingham arrive dans le groupe en 1975 avec une approche radicalement différente, jouant sans médiator, en pur fingerpicker. Son instrument de prédilection, une Fender Telecaster qui convenait bien à cette technique et lui donnait un son clair et précis, très éloigné de ce que jouait déjà Green une décennie plus tôt. Le reste du groupe le pousse assez vite vers une Gibson Les Paul, jugée plus cohérente avec le son collectif et son grain plus épais, mais Buckingham ne s'y sentira jamais vraiment à l'aise. La solution arrive en 1979, pendant les sessions de l'album Tusk, quand il rencontre le luthier Rick Turner et lui demande une guitare à mi-chemin entre son acoustique et une Les Paul. Turner conçoit alors le Model 1, un corps chambré en acajou doté d'un micro humbucker pivotant qui permet de basculer entre plusieurs caractères sonores sans changer de guitare, ainsi que d'un préampli embarqué avec égalisation intégrée. Buckingham en fera sa guitare de scène quasi exclusive pendant plus de vingt-cinq ans, même s'il continue à préférer d'autres instruments en studio, notamment pour l'enregistrement des parties les plus acoustiques du répertoire.
Sur scène comme en studio, Buckingham utilise les amplis typiques de l'époque. Il construit son son autour d'une reverb généreuse, souvent en stéréo, d'un compresseur par exemple sur Rhiannon, accompagné d'un chorus pour épaissir le signal sans recourir à un vrai overdub. Il utilise surtout une pédale de volume en permanence qui lui permet de faire monter chaque note plutôt que de simplement l'attaquer, un peu à la manière d'un archet de violoniste plus que d'un guitariste classique. Cette approche très dynamique, proche par certains aspects de celle de Green malgré des univers sonores opposés, explique pourquoi Fleetwood Mac reste un cas d'école étrange, deux guitaristes qui n'ont presque rien en commun sur le papier, ni les guitares, ni les amplis, ni même le style d'écriture, mais qui partagent au fond la même obsession du geste plus que du matériel utilisé pour le produire.
LE PEDALBOARD DE PALF
Pour cet épisode, Théo joue sur sa propre Telecaster, équipée d'un push-pull qui permet de basculer entre micros en phase et hors phase, ainsi qu'entre câblage série et parallèle. Même si Théo n'a pas les poyens de se payer une Les Paul '59, l'astuce de luthier sur sa Thinline fonctionne vraiment très bien pour retrouver le grain si caractéristique de Peter Green. Avec Alex, en tant que stackologues expérimentés, ils ont relevé le défi de créer une pedalboard pour des musiciens qui jouent sans pédales, et ça marche vraiment très bien sur les 2 bien connus amplis Kelt Axel Bauer et Mostro.
EB-10
La Walrus EB-10 (pour équaliseur et boost) permet de donner vie à n'importe quel ampli manquant de caractère. Ses trois réglages Low, Mid et Hi permettent au choix de booster ou couper les fréquences jusqu'à 12dB, pour corriger et changer la couleur de l'ampli. La réponse des médiums peut être ajustée très précisément grâce à 3 trimpots internes, pour régler la fréquence et la résonance. Le switch boost permet d'ajouter un boost de 10dB basé sur un préamp mosfet, pour attaquer les lampes de l'ampli. Plus inhabituel, la EB-10 permet d'enregistrer 3 presets, pour passer facilement de rythmique à lead par exemple, ou sortir 3 couleurs différentes de son ampli.
BLUES BELIEVER
La FX Teacher Blues Believer est inspirée de deux versions du circuit Blues Breaker : la Morning Glory et la Carbon. On retrouve la versatilité, capable de donner dans le clean boost, dans le crunch léger ou dans la franche saturation, grâceau switch Disto qui ajoute un troisième étage de clipping aux deux étages d’origine. Pour les boulimiques de gain, un trimpot interne permet de pousser le gain encore plus loin. L’autre switch, intitulé Voice, permet de calmer le trop-plein d’aigus qui peut devenir envahissant lorsque l’on pousse le gain. Si vous cherchez un boost hurlant ou un crunch bien en avant qui ressortira dans n’importe quel mix, c’est un avantage certain, mais si vous voulez du gras et de la rondeur le Voice sera votre meilleur ami.
SAVAGE MKII
En partant d’une inspiration originale de la fameuse Klon Centaur, Anasounds a développé la Savage mk2, une overdrive qui reste compacte mais n’en oublie pas pour autant d’avoir un son absolument massif. Par rapport à la mk1, on gagne des diodes de hard clipping ainsi que des trimpots internes pour arriver précisément au rendu recherché. La Savage est à la fois un excellent modèle à allier à d’autres sources de gain, y compris avec un ampli bien poussé, mais aussi une overdrive principale qui se prêtera avec grâce à quasiment tous les styles possibles. Et même sur un ampli en son clair, il est possible de l’utiliser avec le gain à zéro comme la sauce secrète qui rendra votre son plus vivant, plus brillant et plus excitant grâce à une légère compression très musicale.
SLIDERIG COMPACT DELUXE
Enfin un "Clean Overdrive" disponible sous forme de pédale compacte et fiable. Les réglages aussi riches qu’interactifs de ce modèle permettent de nombreuses nuances de compression. “In” contrôle le volume du signal en entrée du premier compresseur, Attack / Release commande le temps d’attaque et de relâchement des deux compresseurs à la fois, et on dispose ensuite d’un véritable mixeur à trois sons : “Dry” contrôle le taux de signal direct non traité, Stage 1 contrôle le volume en sortie du premier compresseur avec une compression légère et Stage 2 contrôle le volume en sortie du second compresseur avec une compression bien plus marquée. Enfin, Master reçoit les trois signaux et leur donne du volume.
R1 MKII
La R1 MkII de la marque américaine Walrus Audio est une pédale de réverbe stéréo haute fidélité. Elle intègre six algorithmes, spring, hall, plate, BFR, refract et air, pour une grande polyvalence. Vous pourrez retrouver très simplement et rapidement le son de reverb précis que vous avez en tête. On retrouve les réglages de Decay, Pre-Delay et Mix. Ils sont rejoints par deux encodeurs rotatifs permettant d’aller encore plus loin dans les paramètres. L’encodeur de gauche permet d’accéder aux réglages de l’effet de modulation appliqué aux répétitions ainsi qu’aux réglages dd Ducking. Celui de droite ajuste l’égalisation de la réverbe et la taille de la pièce. En résumé, avec la R1 MkII, vous avez toutes les réverbes du monde à vos pieds.
ECHOSYSTEM
l'Echosystem de Empress couvre toute la gamme de possibilités de delay et au delà ! Les émulations fidèles des classiques tels que les délais numériques, à bande et analogiques sont nombreuses. En allant au-delà du traditionnel, l'étendue des possibilités sonores de l'Echosystem devient évidente. Jetez un coup d'œil aux modes ambient lorsque vous vous sentez chill, ou allez voir les modes multi tap pour chercher de l'inspiration. La fonction Dual Engine permet d'utiliser deux de ces delays ensemble, en les routant en parallèle, en série ou en configuration gauche/droite. En plus des delays, il y a les combos de réverbération très utiles, qui mettront en avant n'importe quelle partie de guitare. Ah, et n'oubliez pas le mode Whisky, qui s'accompagne d'un verre de votre choix !
DECO V2
La Strymon Deco V2 propose de retrouver les effets de saturation et de double tracking, autrefois uniquement réalisables avec des magnétophones vintages à bande. La pédale est séparée en 2 parties distinctes. Un côté est dédié à l'effet de saturation de la bande, chaude, épaisse et pleine de caractère. La V2 intègre un nouveau mode “cassette”, apportant plus de compression et un son plus gras. L'autre côté de la Deco est dédié a l'effet de double tracking. Il vient simuler un deuxième magnétophone à bande placé après celui apportant la saturation. Cela permet d'ajouter un décalage, grâce au “lag”, simulant les 2 pistes. Le contrôle de “wobble” permet d'ajouter une modulation aléatoire, bluffant sur un morceau comme Rhiannon.
MINI VENT II
La Mini Vent II est l'une des plus belles simulations de haut-parleur rotatif du marché. Grâce à un processeur SHARC DSP de 32-Bit, la pédale reproduit à merveille les sons et sensations de jeu offerts par la Leslie 122 originale. Les trois micros qu’on place devant la Leslie traditionnelle sont ici bien reproduits (deux micros pour les aigus, un micro pour les graves). Bien évidemment, une bonne simulation de Leslie doit également intégrer une simulation d’ampli de puissance pour simuler la saturation des lampes. Neo Instruments y a évidemment pensé, et un réglage Drive nous permet de profiter d’un son saturé qui se marie très bien avec l’effet de HP rotatif. La Mini Vent II est dépourvue de réglages, il faut passer par les foot switches pour ajuster les différents paramètres.
La Walrus EB-10 (pour équaliseur et boost) permet de donner vie à n'importe quel ampli manquant de caractère. Ses trois réglages Low, Mid et Hi permettent au choix de booster ou couper les fréquences jusqu'à 12dB, pour corriger et changer la couleur de l'ampli. La réponse des médiums peut être ajustée très précisément grâce à 3 trimpots internes, pour régler la fréquence et la résonance. Le switch boost permet d'ajouter un boost de 10dB basé sur un préamp mosfet, pour attaquer les lampes de l'ampli. Plus inhabituel, la EB-10 permet d'enregistrer 3 presets, pour passer facilement de rythmique à lead par exemple, ou sortir 3 couleurs différentes de son ampli.
La FX Teacher Blues Believer est inspirée de deux versions du circuit Blues Breaker : la Morning Glory et la Carbon. On retrouve la versatilité, capable de donner dans le clean boost, dans le crunch léger ou dans la franche saturation, grâceau switch Disto qui ajoute un troisième étage de clipping aux deux étages d’origine. Pour les boulimiques de gain, un trimpot interne permet de pousser le gain encore plus loin. L’autre switch, intitulé Voice, permet de calmer le trop-plein d’aigus qui peut devenir envahissant lorsque l’on pousse le gain. Si vous cherchez un boost hurlant ou un crunch bien en avant qui ressortira dans n’importe quel mix, c’est un avantage certain, mais si vous voulez du gras et de la rondeur le Voice sera votre meilleur ami.
En partant d’une inspiration originale de la fameuse Klon Centaur, Anasounds a développé la Savage mk2, une overdrive qui reste compacte mais n’en oublie pas pour autant d’avoir un son absolument massif. Par rapport à la mk1, on gagne des diodes de hard clipping ainsi que des trimpots internes pour arriver précisément au rendu recherché. La Savage est à la fois un excellent modèle à allier à d’autres sources de gain, y compris avec un ampli bien poussé, mais aussi une overdrive principale qui se prêtera avec grâce à quasiment tous les styles possibles. Et même sur un ampli en son clair, il est possible de l’utiliser avec le gain à zéro comme la sauce secrète qui rendra votre son plus vivant, plus brillant et plus excitant grâce à une légère compression très musicale.
Enfin un "Clean Overdrive" disponible sous forme de pédale compacte et fiable. Les réglages aussi riches qu’interactifs de ce modèle permettent de nombreuses nuances de compression. “In” contrôle le volume du signal en entrée du premier compresseur, Attack / Release commande le temps d’attaque et de relâchement des deux compresseurs à la fois, et on dispose ensuite d’un véritable mixeur à trois sons : “Dry” contrôle le taux de signal direct non traité, Stage 1 contrôle le volume en sortie du premier compresseur avec une compression légère et Stage 2 contrôle le volume en sortie du second compresseur avec une compression bien plus marquée. Enfin, Master reçoit les trois signaux et leur donne du volume.
La Mini Vent II est l'une des plus belles simulations de haut-parleur rotatif du marché. Grâce à un processeur SHARC DSP de 32-Bit, la pédale reproduit à merveille les sons et sensations de jeu offerts par la Leslie 122 originale. Les trois micros qu’on place devant la Leslie traditionnelle sont ici bien reproduits (deux micros pour les aigus, un micro pour les graves). Bien évidemment, une bonne simulation de Leslie doit également intégrer une simulation d’ampli de puissance pour simuler la saturation des lampes. Neo Instruments y a évidemment pensé, et un réglage Drive nous permet de profiter d’un son saturé qui se marie très bien avec l’effet de HP rotatif. La Mini Vent II est dépourvue de réglages, il faut passer par les foot switches pour ajuster les différents paramètres.
La Strymon Deco V2 propose de retrouver les effets de saturation et de double tracking, autrefois uniquement réalisables avec des magnétophones vintages à bande. La pédale est séparée en 2 parties distinctes. Un côté est dédié à l'effet de saturation de la bande, chaude, épaisse et pleine de caractère. La V2 intègre un nouveau mode “cassette”, apportant plus de compression et un son plus gras. L'autre côté de la Deco est dédié a l'effet de double tracking. Il vient simuler un deuxième magnétophone à bande placé après celui apportant la saturation. Cela permet d'ajouter un décalage, grâce au “lag”, simulant les 2 pistes. Le contrôle de “wobble” permet d'ajouter une modulation aléatoire, qui était originalement obtenue en manipulant manuellement les bobines du magnétophone.
l'Echosystem de Empress couvre toute la gamme de possibilités de delay et au delà ! Les émulations fidèles des classiques tels que les délais numériques, à bande et analogiques sont nombreuses. En allant au-delà du traditionnel, l'étendue des possibilités sonores de l'Echosystem devient évidente. Jetez un coup d'œil aux modes ambient lorsque vous vous sentez chill, ou allez voir les modes multi tap pour chercher de l'inspiration. La fonction Dual Engine permet d'utiliser deux de ces delays ensemble, en les routant en parallèle, en série ou en configuration gauche/droite. En plus des delays, il y a les combos de réverbération très utiles, qui mettront en avant n'importe quelle partie de guitare. Ah, et n'oubliez pas le mode Whisky, qui s'accompagne d'un verre de votre choix !
La R1 MkII de la marque américaine Walrus Audio est une pédale de réverbe stéréo haute fidélité. Elle intègre six algorithmes, spring, hall, plate, BFR, refract et air, pour une grande polyvalence. Vous pourrez retrouver très simplement et rapidement le son de reverb précis que vous avez en tête. On retrouve les réglages de Decay, Pre-Delay et Mix. Ils sont rejoints par deux encodeurs rotatifs permettant d’aller encore plus loin dans les paramètres. L’encodeur de gauche permet d’accéder aux réglages de l’effet de modulation appliqué aux répétitions ainsi qu’aux réglages dd Ducking. Celui de droite ajuste l’égalisation de la réverbe et la taille de la pièce. En résumé, avec la R1 MkII, vous avez toutes les réverbes du monde à vos pieds.
UN GROUPE QUI A FAIT DE SES DEMONS UN GENRE MUSICAL À PART ENTIÈRE
Une fois qu'on a tout réécouté dans l'ordre, on mesure à quel point Fleetwood Mac ressemble à deux groupes différents portant le même nom par accident de casting. Peter Green cherchait l'épure et le silence entre les notes. Lindsey Buckingham cherchait la texture et la superposition. Les deux ont pourtant produit, chacun à sa façon, des disques qui continuent d'être écoutés cinquante ans plus tard.
Il y a quelque chose d'assez universel là dedans, au-delà du cas Fleetwood Mac. Beaucoup de grands disques naissent de tensions que personne n'aurait souhaitées sur le papier, une guitare mal câblée en usine, un divorce en plein enregistrement, un guitariste qui refuse la guitare qu'on lui impose. La musique, parfois, se nourrit moins de la maîtrise totale que des accidents qu'on refuse de corriger. Fleetwood Mac en est peut-être l'exemple le plus abouti, un groupe qui a transformé son propre chaos sentimental, ses excès, ses délires et ses guerres d'egos surdimensionnés en l'un des catalogues les plus solides du rock, sans jamais vraiment chercher à cacher d'où venait la douleur qu'ils ont su mieux que tous les autres traduire dans leur musique.
Ce billet de blog est librement inspiré de la vidéo ci-dessous
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